REFLEXION

Serions-nous issus d’une famille recomposée ?

Selon toute vraisemblance, notre mère n’aurait que deux filles légitimes, nées d’un mariage plus ou moins légal. L’aînée, « Agra » et sa sœur cadette « Sona ». Deux prénoms originaux certes, mais bien réels.



La première, a eu 110.000 enfants et la deuxième selon son livret de famille, aurait 100.000 entres filles et garçons. Le papa lui, parti scruter d’autres horizons, les a abandonnées à leur sort avec leur mère en 1979, il n’est revenu au bercail que vingt ans après, soit en 1999. Il avait réintégré le domicile conjugal non sans encombres mais il était de retour. La cadette « Sona », en fille sereine et sans trac, a beaucoup donné à sa famille en travaillant toute sa vie. Elle s’est spécialisée dans le secteur des hydrocarbures, ses enfants ont été pratiquement tous à l’école dont plus de la moitié jouit d’un cursus universitaire. Par contre l’aînée « Agra », femme au foyer, sans culture, la plupart de ses enfants n’a pas été scolarisée, sinon déscolarisés à bas âge. Tous, sont restés accrochés à leur mère. Rares, sont ceux qui ont terminé leurs études. Tante « Sona » pourvoyait à leurs besoins depuis leur naissance, comme tout le reste de la famille d’ailleurs. Mais maintenant c’est le papa qui dirige et c’est à lui que revient la décision de répartir les gains. C’est dans l’intérêt de tous dit-il, et afin de préserver la cohésion et l’unité de la famille, la décision doit émaner de la seule autorité parentale. Ainsi, papy a décidé d’aider ses petits enfants de sa fille aînée en payant toutes les dettes qu’ils ont contractées au jeu et de leur promettre de voler à leur secours à chaque fois qu’ils feront appel à lui. Qu’il n’en plaise aux autres. Tante « Sona » désapprouve et voit ça d’un mauvais œil et ne tarda pas d’ailleurs à le faire remarquer : « C’est le fruit de mon labeur et celui de mes enfants, mes neveux n’ont jamais travaillé, ce sont des bras cassés, alors à quoi bon leur donner de l’argent, il n’en feront rien de bon », elle a eu droit à une réprimande : « Bras cassés ou pas, ce sont les enfants de ta sœur et notre devoir est de les assister et les remettre sur le droit chemin », mécontente, elle lança : « Et que penseraient les autres? Le papa rétorqua : « Tais-toi et occupes toi de tes affaires ». Elle n’en rajouta point. En effet, qui sont ces autres ? Parlons-en. Seraient-ils des enfants adoptifs, serait-ce une famille recomposée dont il s’agit ? Si tel est le cas, ces derniers n’ouvriront pas droit à l’héritage, c’est la loi. Mais ce n’est certainement pas le cas, le reste de la famille est tout aussi légitime que les autres et nul n’a, le droit, quelque soit son statut de les écarter ou de les priver de leurs droits.


Amara Mohamed
Dimanche 15 Mars 2009 - 11:23
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CHRONIQUE
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