REFLEXION

SYRIE : Le Front al-Nosra veut instaurer un califat



Le front jihadiste al-Nosra a évoqué pour la première fois hier son ambition d’instaurer une gouvernance islamique dans la Syrie de l’après-Assad, accusant Washington, qui a inscrit son groupe sur sa liste des organisations terroristes, de prolonger les jours du régime.  Dans un enregistrement audio mis en ligne, le chef de l’organisation, Abou Mohammad el-Joulani, affirme à plusieurs reprises qu’une fois le régime de Damas renversé, le pouvoir devra revenir aux « moujahidine ». Si el-Joulani assure qu’al-Nosra n’est « pas un parti politique », il dit tout de même se « préoccuper des affaires de tous les musulmans », notamment en Syrie, où, rappelle-t-il, « nous vous avons offert notre sang pour défendre votre religion, votre terre et votre sang ». Mais, souligne-t-il, « ce sang qui a été versé pour sortir de l’oppression du régime “noussaïri” (terme péjoratif désignant les alaouites, la minorité de M. Assad) ne doit pas être perdu dans les ténèbres de l’Occident. Celui qui sème doit pouvoir récolter lui-même les fruits ». Le nombre d’éléments dont dispose le Front al-Nosra, apparu avec la révolte en Syrie où il a connu en moins de deux ans une ascension fulgurante, est inconnu. Cette organisation, directement liée, selon Washington, à el-Qaëda en Irak (AQI), est composée majoritairement de Syriens, mais elle compte de très nombreux jihadistes étrangers de toutes nationalités. Elle a revendiqué des centaines d’attaques et plusieurs dizaines d’attentats-suicide qui ont ensanglanté le pays.  « Al-Nosra n’est pas venu en Syrie pour se retirer à la chute de Bachar el-Assad. Le front a toujours été clair sur ses intentions : ce sont des salafistes et ils veulent un califat », rappelle le chercheur Fabrice Balanche. Mais, « enhardi par ses succès sur le terrain, al-Nosra se montre davantage, il surfe sur la décision américaine de l’inscrire sur sa liste terroriste qui lui a gagné des sympathies sur le terrain et développe sa propagande pour le grand public », poursuit le directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo).                  

Seif-Eddine
Dimanche 30 Décembre 2012 - 00:00
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ACTUALITÉ
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