REFLEXION

SYRIE : La guerre a fait plus de 240 000 morts dont 12.000 enfants

La guerre a plongé la Syrie dans les ténèbres, une guerre de ‘’trône’’ sans merci entre le régime en place dirigé par Bachar Al-Assad et la rébellion d’un côté et Daesh de l’autre côté qui profite du chaos syrien pour instaurer son, Etat islamique ‘’fontôme ‘’. Le pays, ravagé par une guerre civile depuis quatre ans : bilan 240 000 morts dont 12.000 enfants et des millions de maisons rasées.



Depuis mars 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 240 000 morts, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). "Nous avons comptabilisé 240 381 morts depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar Al-Assad", a affirmé, le directeur de cette organisation.

72000morts, dont 12000 enfants parmi les civils
La guerre en Syrie a fait en quatre ans plus de 240.000 morts, dont 12.000 enfants, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'OSDH note par ailleurs que le conflit a fait 10 000 victimes de plus ces deux derniers mois. Selon son décompte, le nombre de morts dans les rangs des civils s'élève à près de 72 000, dont 12 000 enfants. Ce bilan dénombre aussi 42 000 morts parmi les combattants de nationalité syrienne. Chez les jihadistes étrangers venus combattre en Syrie, on compte 35 000 morts. Il s'agit d'une hausse de plus de 10.000 morts en près de deux mois, selon cette organisation basée en Grande Bretagne, qui dispose d'un large réseau de sources en Syrie et dresse méticuleusement le bilan des morts depuis le début de la guerre.
"Nous avons comptabilisé 240.381 morts depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011", a affirmé jeudi à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Selon le décompte, le nombre de morts dans les rangs des civils se montent à "71.781, dont 11.964 enfants". Ce bilan dénombre aussi 42.384 morts parmi les combattants de nationalité syrienne --rebelles, déserteurs, djihadistes et Kurdes. Chez les djihadistes étrangers venus combattre en Syrie, il y a 34.375 morts.

89000 morts  du  régime  de bachar assad
Mais le bilan le plus lourd se trouve du côté des forces du régime avec 88.616 morts, soit un tiers des personnes décédées durant cette guerre. Parmi eux, l'ONG dénombre 50.570 soldats morts, 33.839 miliciens des Forces de défense nationale, 903 membres du Hezbollah chiite libanais et 3.304 miliciens chiites venus d'autres pays. L'OSDH rapporte également 3.225 décédés dont on ignore l'identité. L'OSDH estime que le bilan réel est certainement plus élevé que les 240.000 comptabilisés. Le bilan ne comptabilise pas en effet plus de 30.000 disparus, dont quelque 20.000 croupissent dans les geôles du régime, 9.000 membres des forces loyalistes chez les rebelles et plus de 4.000 personnes kidnappées par le groupe extrémiste État islamique. Il n'englobe pas non plus des centaines de Kurdes et non-Kurdes étrangers venus combattre l'EI aux côtés des Unités de protection du peuple kurde.
 
L’EI : rapt des sunnites et des  chrétiens
Au moins 230 civils, dont plus de 60 chrétiens, ont été kidnappés par les jihadistes du groupe État islamique (EI) dans une localité du centre de la Syrie, Al-Qaryataïn, qu’ils ont récemment conquise, a affirmé vendredi une ONG. L’EI « a kidnappé 170 sunnites et plus de 60 chrétiens accusés de ‘collaboration avec le régime’ lors de perquisitions menées dans la ville conquise mercredi » a déclaré à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Avant le début de la révolte en 2011, il y avait 18.000 sunnites et 2.000 syriaques catholique et orthodoxe à Al-Qaryataïn. Mais selon des chrétiens installés à Damas et originaires de cette localité, il n’y restait plus que 300 chrétiens avant l’assaut de l’EI. Selon Rami Abdel Rahmane, l’EI possédait une liste de personnes à arrêter, mais les jihadistes ont parfois arrêté des familles entières qui tentaient de s’enfuir. Al-Qaryataïn est un carrefour important qui relie des territoires contrôlés par l’EI: la périphérie est de Homs et l’est de Qalamoun, près de la frontière libanaise.  

Enquête sur les attaques au gaz de chlore
Le Conseil de sécurité de l’ONU a  décidé, vendredi, de former un groupe d’experts pour identifier les responsables de récentes attaques chimiques au chlore en Syrie, attribuées par plusieurs pays occidentaux au régime de Bachar al-Assad. Alors que la Syrie est censée avoir détruit tout son arsenal chimique, aux termes d’un accord américano-russe de septembre 2013 qui lui a permis d’éviter des frappes occidentales, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a conclu l’an dernier que du gaz de chlore (produit hautement toxique facilement accessible qui provoque des asphyxies) avait été « systématiquement » utilisé comme arme chimique dans le conflit syrien. Selon l’OIAC, le chlore a été largué par hélicoptère sur des zones tenues par l’opposition syrienne (notamment dans la province d’Idleb, au nord-ouest du pays), alors que seule l’armée syrienne possède des hélicoptères dans le pays.

La Russie ne veut pas lâcher Assad
Quatre raisons pour lesquelles la Russie prend le risque d'une tension digne de la guerre froide pour soutenir le régime syrien. Ce sont des déclarations hystériques de Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe. Pour protéger son seul allié au Proche-Orient, Moscou n'hésite pas à ressortir une panoplie verbale que l'on croyait disparue depuis la guerre froide. Autant dire que, sauf miracle. Même si les Etats-Unis et Russie disent qu’ils ont trouvé un terrain d'entente à l'occasion d'une rencontre entre son homologue russe, Sergueï Lavrov, et lui-même en marge d'une réunion de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) à Kuala Lumpur, la verité ne peut sortit de la bouche de deux nations qui sont prés à sacrifier le peuple syrien pour garantir leur intérets politiques , économiques et militaires .  «Nous avons également discuté de la résolution des Nations unies et je crois que nous sommes parvenus à un accord qui devrait aboutir au vote de cette résolution sous peu», a déclaré le chef de la diplomatie américaine. Le Département d'Etat américain a ouvert les discussions à ce sujet avec la Russie il y a plusieurs mois. Moscou, qui dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité, n'a jamais retiré son soutien au régime de Bachar al Assad et a empêché toute action de l'ONU contre Damas depuis le déclenchement du conflit il y a un peu plus de quatre ans.

 

Rym B.
Vendredi 7 Août 2015 - 18:05
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ACTUALITÉ
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