REFLEXION

SUITE A L’UTILISATION D’UN VACCIN PERIME A L’EPSP DE DJEDIOUIA :Un médecin et deux infirmiers suspendus par le DSP de Relizane

Deux commissions ont été dépêchées par le Directeur de la santé de la wilaya de Relizane, une administrative, présidée par son adjoint et l’autre composée de médecins-inspecteurs pour enquêter sur le rapport émanant du Directeur de l’EPSP de Djediouia faisant état de l’utilisation du vaccin HPV-adultes qui prévient particulièrement contre l’hépatite C et qui a été utilisé périmé sur un nombre limité de travailleurs de la commune de la dite localité qui sont souvent exposés à de tel pathologies compte tenu de la nature de leur travail.



SUITE A L’UTILISATION D’UN VACCIN PERIME A L’EPSP DE DJEDIOUIA :Un médecin et deux infirmiers suspendus par le DSP de Relizane
Le DSP a pris le 5 de ce mois de novembre, des mesures conservatoires à savoir la suspension de deux infirmiers et il a proposé au ministère de tutelle des mesures administratives et disciplinaires contre le médecin exerçant au service de la médecine du travail qui est censé superviser l’opération. La tutelle reproche à ces personnes la négligence et heureusement qu’un produit périmé ne peut être qu’inefficace selon les connaisseurs en la matière qui poursuivent que n’importe quel produit médical s’il est mal entretenu dans une pharmacie ou chez soi peut devenir inefficace voir périmé même avant la date de son péremption qui figure sur l’emballage. Dans un entretien avec le DSP, ce dernier nous a bel et bien confirmé cette histoire relative à une convention signée en commun accord entre la commune de Djdiouia et l’EPS pour que cette dernière prenne en charge la vaccination des ouvriers de la municipalité notamment les éboueurs. En effet, explique notre interlocuteur, l’infirmier travaillant au service de la médecine du travail a remis à son collègue 2 boites de vaccins de 150 chacune après s’être assuré que la première boite prête à l’utilisation est toujours valide jusqu’au 30 novembre 2012, il a entamé, alors l’action le 27 septembre 2012 en vaccinant 86 ouvriers, le 4 octobre, 19 autres personnes ont étés vaccinés avec la même boite, ce qui fait en tout, explique Monsieur Miraoui,  105 agents communaux  vaccinés. Le 31 octobre et lors de la deuxième prise car l’opération nécessite deux phases et un rappel après 5 ans, 45 autres personnes ont étés vaccinés à partir de la même boite de  HPV-adultes qui se périme le 30 novembre 2012. L’infirmier,  après avoir épuisé la première boite, a entamé la seconde sans pour autant s’assurer de la date de péremption croyant ainsi qu’il s’agit du même lot du fait que son collègue lui a remis 2 boites en même temps pour lui permettre d’accomplir la tache envers tous les agents communaux alors qu’elle était déjà périmée le 31 aout 2012 et heureusement qu’il s’est rendu compte après avoir prodigué le produit à  47 agents d’une boite de 150 et il a mis de côté les 103 restants. L’infirmier en question nous parle le DSP, n’est pas habilité à procéder à cette opération sans la supervision du médecin du service auquel incombe la responsabilité de vérifier le produit et de suivre le travail. Monsieur Miraoui a constitué par ailleurs une commission d’écoute et de soutien à l’adresse des 47 agents en les tranquillisant que le pire qui peut être engendré par un produit périmé c’est la perte de son efficacité. Reste à rappeler que l’EPS de Djediouia s’est constitué partie civile dans cette affaire de négligence qui fait l’objet d’enquête par les services de sécurité et qui sera pendante sans doute devant la justice. Le Directeur de la santé de la wilaya, médecin de son état, déplore cette négligence qui mérite d’être puni et qu’aucune clémence ne peut intervenir pour ceux qui commettent de telles actions. Il ya lieu de signaler que cette histoire a porté un préjudice moral à ces agents de la commune qui sont dans leur plein droit de se plaindre, car l’erreur dans le domaine médical peut couter cher à la vie humaine et tant mieux pour ces agents  qui sont pris en charge psychologiquement, que cette négligence ne peut affecté que l’efficacité du produit selon les experts en la matière ainsi que  le DSP que nous avons interrogé et qui a saisi son Ministère pour le mettre au courant de la genèse de l’affaire. Reste à rappeler par la même occasion que la wilaya de Relizane a réalisé durant ces deux dernières années des projets de grande envergure notamment dans le domaine de la santé de proximité par la réalisation de centres de santé et polycliniques dans toutes les localités, même les plus lointaines, chose qui relevait auparavant de l’impossible, ajouter à cela la réalisation d’un nouveau hôpital à Relizane de 60 lits à la cité « Intissar » qui va s’ajouter à celui en édification à Ammi Moussa et celui de Relizane et qui a été doté d’équipements très sophistiqués, permettant la réalisation d’examens biologiques qui ne se faisait qu’à Alger et Oran et des actes d’imageries de haute qualité grâce au scanner mis en place ces derniers temps. L’hôpital Boudiaf qui était cela fait 3 ans seulement dépourvu de médecins spécialistes, disposent aujourd’hui de spécialistes dans toutes les branches de la médecine, voire même 2 à 3 spécialistes dans un même service. Les autres secteurs d’Oued-Rhiou et Mazouna ont connu la même évolution sur le plan d’équipements et d’infrastructures, constatés tout récemment et bien appréciés par les responsables lors d’une visite de travail ou réflexion à pris part.
 

Abed Zeggai
Dimanche 11 Novembre 2012 - 01:00
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