REFLEXION

STATION DE TAXIS INTER-WILAYA D’EL HAMRI : Un endroit dans un état d’avant guerre



STATION DE TAXIS INTER-WILAYA D’EL HAMRI : Un endroit dans un état d’avant guerre
Ce lieu, pompeusement appelé « station de taxis inter-wilaya », situé à proximité du célèbre stade Ahmed Zabana, est une véritable honte pour la ville d’Oran, dont certains de ses responsables semblent avoir juré de lui faire perdre son surnom d’El Bahia. A en juger par l’état lamentable, et le mot est faible, dans lequel se trouve l’endroit en question, on peut considérer qu’ils ont atteints leur objectif. Car, le voyageur qui voit des images d’Oran en cartes postales ou à la télévision, aura du mal à croire qu’il se trouve vraiment à Oran lorsqu’il débarque dans cette station. Il pourrait même ne pas descendre de voiture en pensant qu’il n’est pas encore arrivé à destination, et personne ne lui en voudra. L’endroit est d’une saleté repoussante, des détritus jonchent partout le sol sans que personne ne semble s’en soucier. Deux petites cabanes couvertes de tôles en fibrociment ondulées, qui devaient être en bonne état, il y a longtemps servent de toilettes, une pour les femmes l’autre pour les hommes. Situées à la sortie de la « station », elles manquent de discrétion faisant que beaucoup de femmes hésitent à les utiliser par pudeur mais aussi par le manque d’hygiène et elles sont payantes. Le chiffre 10 DA et grossièrement peint en noir sur un mur sale comme tout le reste. Ce qui n’est pas pour encourager les gens à y entrer pour se soulager, sauf en cas d’extrême nécessité. Il est constaté, par ailleurs, qu’il n’existe aucun abri contre le soleil en été ou contre la pluie en hiver, ni aucun siège permettant aux voyageurs de s’asseoir en attendant l’arrivée des véhicules devons les embarquer dans leurs directions choisies, et qui mettent souvent beaucoup de temps à arriver. Les emplacements réservés aux taxis sont délimités par des tas de béton vaguement rectangulaires, où l’esthétique est totalement absente. Même le café connu géré par Hadj Bédiar, ancien joueur du Mouloudia d’Oran, semble avoir été entraîné dans l’atmosphère ambiante. « El Hsira », Comme chacun l’appelle, était devenu un lieu mythique. C’est là où se tiennent des réunions au cours desquelles se décidait souvent le sort du MCO, club phare de la capitale de l’Ouest. Mais personne ne semble être en mesure de se soucier de cette situation qui fait que la station de taxis, qui aspire à compter parmi les plus belles de la Méditerranée, ressemble à n’importe quel malheureux douar exclu du développement. Les responsables, élus ou désignés, qui se sont succédés aux commandes de la ville semblent s’être passés le mot pour n’embellir et ne veiller qu’à l’entretien des sites susceptibles d’être présentées à la vues des membres du gouvernement et de ses hôtes étrangers en visites officielles. Si bien, un des voyageurs habitué de cette station souhaite vivement que cette endroit d’avant guerre puisse tomber, un jour, sur l’itinéraire d’un haut dignitaire du pouvoir central. Peut-être qu’on se décidera enfin à s’y intéresser. En attendant, elle n’est fréquentée que par la plèbe qui semble avoir perdu tout espoir d’atteindre le statut de citoyen.

A. Salim
Mardi 19 Octobre 2010 - 00:01
Lu 974 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 11-12-2016.pdf
3.63 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+