REFLEXION

SPECULATION SUR LES DOCUMENTS OFFICIELS : Vente des imprimés de l’état civil dans les kiosques

«L’absence d'imprimés dans les administrations publiques, même au niveau de l'état civil, est devenue une tradition courante du fait que les usagers demandent aux agents si ces consommables sont disponibles», affirme un sexagénaire rencontré au niveau du service central de l'état civil de la commune d'Oran et qui tenait à exprimer son désarroi non pas pour le manque de l'imprimé demandé, mais pour le fait que chez le buraliste, situé à quelques pas, ce document vierge est disponible contre la somme de 20 DA.



Chez ce dernier, le manque chronique de ces documents lui a donné la géniale idée d'exploiter cette aubaine en confectionnant des copies. Ce cas n'est nullement isolé et est observé dans la majorité des secteurs urbains comme c'est le cas de celui d'El-Mokrani où il ne se passe pas un jour sans que les préposés aux guichets narguent les citoyens en leur préconisant d'aller l'acheter chez le kiosque d'en face. Pourtant, ces documents sont très demandés à l'instar des fiches individuelles ou familiales, en langue nationale ou en français, ainsi que les imprimés pour l'obtention de la carte nationale d'identité. Chez le personnel, cette situation est gérée difficilement et les besoins exprimés ne sont généralement jamais satisfaits et, du coup, ils deviennent la cible de certains citoyens qui vont jusqu'à les qualifier de corrompus. Où se situe donc la faille ? Difficile à situer la responsabilité et ce, au moment où l'on avance avec insistance d'humaniser le service public. Chacun montre du doigt l'autre partie et si les responsables de service affirment que les besoins sont exprimés régulièrement avec des demandes supplémentaires lors des périodes de pic comme la rentrée scolaire, les responsables communaux de la logistique avancent le contraire. En clair, par l'absence de prévisions, les services d'état civil sont loin de répondre aux besoins de la population. Du côté de l'APC d'Oran, une voix officielle explique cette situation par la fermeture inexpliquée et injustifiée de l'imprimerie communale sise à la place Hoche et dont les bâtiments auraient été, selon lui, cédés à un opérateur privé. Comme solution palliative, une idée a germé au mois de mai dernier, selon la même source, et qui consisterait à équiper tous les secteurs urbains de petites imprimeries indépendantes. Mais ce projet demeure encore à l'état initial et les citoyens demandeurs devront prendre leur mal en patience.

Medjadji. H
Lundi 16 Septembre 2013 - 12:10
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Oran
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