REFLEXION

SON MARI L’ABANDONNE AVEC SES DEUX ENFANTS : Une famille à la rue depuis des années



SON MARI L’ABANDONNE AVEC SES DEUX ENFANTS : Une famille à la rue depuis des années
Madame n’a que 29 ans. C’est tout jeune29 ans ! Et pourtant… Une vie pleine de vieilleries bien de chez nous! Harcèlement, mal vie, indigence, privation, l’adversité sociale, précarité… Et nos vieilleries ont rattrapé Leïla B. dès sa naissance. Dans ce monde rural d’illettrés et d’analphabètes, l’inscription de la venue au monde d’un bébé sur les registres des actes de naissances n’était qu’une obligation de plus imposée par l’occupant français. Mais le français n’est plus parmi nous depuis belle lurette et rien qu’en 1981, l’enfant de sexe féminin née à Mostaganem, une grande ville moderne, devait être inscrite et peu importait comment. Pour ne pas avoir à faire avec les autorités, on inscrit l’enfant. C’est l’oncle paternel qui prit l’initiative de consigner le nouveau né sur son livret de famille donc avec pour mère l’épouse de son oncle. Une infraction qui coûte cher en matière pénale. Leïla devient ainsi la fille de son oncle. Et puis par « mégarde », le père inscrivit une seconde fois le bébé sous les mêmes nom et prénom. Mais cette fois-ci sur le livret de famille, donc avec pour mère sa vraie maman. Quelle identité choisir ? On décida qu’elle sera désormais « la fille de son oncle ». Les jours passèrent, celle qui ne sait ni lire ni écrire devint orpheline. A vingt-deux ans, elle épousa « un jeune homme » de 56 ans soit plus âgé qu’elle de 32 années. Ahmed qu’on l’appelle. Il serait utile de détailler la chose, car son « jeune mari » est à sa sixième épouse. Avec ses cinq premières compagnes auxquelles il est légalement divorcé, il n’a que 11 enfants ! Et à toutes, il devrait verser une pension alimentaire. Sauf qu’il est au chômage. Après trois années de mariage, Leïla se retrouve avec un douzième enfant d’Ahmed et à la cinquième avec un treizième bébé. A la neuvième année, elle est toujours avec lui, mais sans lui !! Il n’a pas divorcé, mais a abandonné sa famille. Et pour cause, il n’a plus de toit. Deux ans de location chez des particuliers pour un chômeur coûtent les yeux de la tête. Et c’est là que commence l’histoire à l’attention de ceux-là qui sont censés protéger la veuve et l’orphelin. Car en effet, c’est d’orphelins qu’il s’agit. Les enfants sont âgés aujourd’hui de six et quatre ans. L’aîné Abdellah est inscrit à l’école. L’école est tout près. La maman l’accompagne à l’école et l’attend à chaque sortie. Comme font les Européennes et les familles aisées de chez nous. A une chose près. Mme Leïla accompagne son enfant de la rue vers l’école et de l’école vers la rue. Madame habite la rue !! C’est vers la cour d’une mosquée que nous l’avons raccompagnée après qu’elle nous ait raconté sa mésaventure. Deux années dans la rue d’une mère de famille abandonnée, orpheline de surcroît, mérite bien quelque égard. Madame ne travaille pas et ne mendie pas. Son mari, âgé aujourd’hui de 63 ans, est retourné habiter chez sa mère. Avant « d’abandonner » la jeune dame sdf et ses deux enfants sur le seuil d’une mosquée, elle nous demanda si le président de la République Abdelaziz Bouteflika lit Réflexion. C’est dire qu’il ne lui reste plus qu’une seule porte à laquelle elle n’a pas encore frappé.

Benatia
Dimanche 14 Novembre 2010 - 22:01
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MOSTAGANEM
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