REFLEXION

SOCIETE : Le coup de grâcedu pouvoir d’achat durant le Ramadhan



SOCIETE : Le coup de grâcedu pouvoir d’achat durant le Ramadhan
La majorité des Algériens est devenue la championne fatiguée de la lutte contre l’inflation. Elle ne trouvera plus jamais la belle époque des années soixante dix. Le mois du Ramadhan a été vraiment exceptionnel, un choc de plein fouet. Un vrai problème de la politique sociale et économique qui a démontré toute ses faiblesse durant ce mois, dont les uniques favoris étaient les commerçants, car si l’on ne corrige pas la trajectoire, le budget de la communauté va exploser et surtout il serait faux d’entretenir l’illusion que les prix répondent à la loi de l’offre et la demande !! Décision délicate à soutenir. Bien que l’Algérie est régulièrement importatrice nette, de certains produits que leur prix avaient baissés depuis le début de cette année, malheureusement, ils demeurent maintenus dans le marché national, par certains importateurs sans scrupule.Et cela, d’autant plus, qu’à la dimension « égoïste » et frénétiquement pragmatique de la seule indépendance envisagée comme fin dernière, semble s’ajouter celle, plus dangereuse et séduisante, de la justification « libérale » par laquelle les riches et les malins deviennent plus riches et effrontés, et les pauvres travailleurs et les démunis qui avaient bien cru à un système socialiste, sont aussi vulnérables et démunis que le pays lui-même où, désormais, la spéculation prend le pas de l’effort productif. Comme si les débuts activistes de la libération revenaient à la charge avec un regain de confiance, en soi des groupes d’intérêt « made in…. »Cependant, le phénomène nouveau, qui a favorisé cette inflation, où le pouvoir d’achat est devenu un lourd fardeau pour la majorité, consistait donc en l’éruption en force d’un capitalisme soi disant national mais sans antécédents de travail et de production, étant, la plupart du temps, le fruit d’une situation trouble, parasitaire, spontanée et parfois truquée en vue de mener, insidieusement, des projets anti-sociaux sinon anti nationaux ou tout au moins l’enrichissement sauvage des individus et des clans. Et peut-être plus qu’une mainmise sur l’économie et une partie des biens immobiliers avant que la situation politique ne s’éclaircisse, au début de ce nouveau siècle, ce qui est en cause et dont la société algérienne a traîné depuis lors le boulet, c’est un habile savoir faire, une certaine permissivité à visage découvert, propres tous deux aux pays capitalistes et accompagnés (toujours par la faute de cette double intrusion subite et immérité de l’argent et du revanchisme social des nantis) accompagnés donc d’un modèle de consommation en croissante exigence jusqu’à nos jours : Avec ce que l’on pourrait appeler : l’injection massive dans le vulnérable milieu algérien de l’après la décennie noire de fortunes vite faites, il y a lieu de ne pas oublier les conséquences inévitables d’un tel « dopage » frauduleux, c’est-à-dire de nouveaux goûts, des appétits irrépressibles, des conduites sociales appropriées.Enfin, il fallait, plus au moins, s’attendre à tout cela ; à ces avatars et incidents de parcours. Une société humaine, quelle qu’elle soit, est une création vivante qui suscite des apports ou des improvisations dont on ne peut pas prévoir l’envahissement inopportun ou la multiplicité si l’on n’est pas assez fort ni surtout assez averti au préalable, des besoins primordiaux et de la nécessité d’équipements en loi socio-économique urbains et ruraux, pour contrôler les crises qu’elle traverse et parer aux dangers auxquels elle pourrait succomber.Le mois du Ramadhan est bien passé, mais le mal fait par l’homme demeure. Une société agressée dans son budget familial. Mais hélas, comme l’avait rapporté, notre écrivain –Yasmina Khadra- ‘’Il y aura immanquablement par-dessus les décombres et les sacrifices ceux qui n’hésiteront pas une seconde à faire des cendres des martyrs de l’engrais pour leurs jardins. Des tombes des absents leurs propres monuments et des larmes des veuves de l’eau pour leurs moulins’’ (l’automne des chimères.)

A. Ben Brik
Mardi 14 Septembre 2010 - 00:01
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