REFLEXION

SIX GROUPES DE LA « D 1 » VEULENT BOYCOTTER LA COUPE D’ALGERIE : La FAF, l’argent et le pouvoir

La gestion approximative de la FAF n’est que la partie visible de l’iceberg. Il est clair que pour avancer il faut qu’on arrête de gérer les clubs comme étant des associations a caractère culturelle.



SIX GROUPES DE LA « D 1 » VEULENT BOYCOTTER LA COUPE D’ALGERIE : La FAF, l’argent et le pouvoir
Autrement cette situation n’arrange que les parasites et spécialement les soi-disant présidents des clubs qui se sont accaparé les règnes des clubs juste pour remplir les poches. Si la FAF veut appliquer les même règlements les fédérations européenne. Alors, pourquoi les clubs et les dirigeants veulent boycotter.
La derniere illustration de ces dérapages, la décision des six plus grands groupes de Première division (DI) de boycotter la Coupe d’Algérie, l’épreuve la plus populaire du pays. Dans leur communiqué, publié mercredi 9 décembre, les présidents de ces clubs mettent clairement en cause la FAF dans cette situation. La fédération aurait dû donner aux clubs concernés le temps de renégocier le contrat ou leur proposer une indemnisation pour ne pas mettre en péril leur avenir.
On peut difficilement reprocher à des clubs comme l’ES Sétif, la JSK ou le MCA de n’avoir comme seule motivation l’argent. Ces clubs au palmarès riche aussi bien au niveau national que continental ont déjà montré leur capacité à défendre le football national même dans des situations difficiles.
On peut en revanche douter des motivations de la FAF. C’est connu de tous : de hauts dirigeants de la FAF possèdent des intérêts dans les différents agences qui gèrent les intérêts de la Fédération en matière de sponsoring. Même le sponsoring et l’image de l’équipe nationale n’échappent pas à cette règle. Mais quand le pouvoir de l’argent
devient un élément qui déstabilise le football national, la situation devient inquiétante.
Certes, l’équipe nationale s’est qualifiée au Mondial. Mais cet exploit n’est pas le fruit du travail de la FAF, ni de la Ligue national de football et encore moins celui des clubs, forcés à quémander des sponsors pour survivre. Mohamed Raouraoua a bien été
président de la fédération lorsque l’Algérie ne s’était pas qualifie à la précédente Coupe du monde. Soyons clairs : la qualification au Mondial 2010 a été surtout le fruit du courage et du talent de nos joueurs. Dont certains sont nés et formés en Europe et une bonne partie ne sont même pas titulaires dans leurs clubs.
Il ne faut pas se tromper : cette qualification n’est malheureusement pas le fruit de notre travail, mais celui des clubs formateurs en Europe. « A notre époque, le noyau de l’équipe nationale était constitué de joueurs formés en Algérie et nous avions joué deux fois la Coupe du Monde (1982, 1986), gagné la Coupe d’Afrique des Nations (1990) », a déclaré l’ancien international Djamel Menad, aujourd’hui entraîneur de la JSMB.
L'ancienne star des Verts, Rabah Madjer partage le même avis sur la nécessité de revenir aux fondamentaux du football: une formation locale de qualité pour permettre aux clubs de fournir des joueurs à l'équipe nationale. Les professionnels évoluant à l'étranger viendront pour des postes précis.
Au lieu de se chamailler avec les principaux clubs de l’élite sur des affaires de sponsors, la FAF aurait du se soucier du niveau du football national. L’équipe nationale est constituée à 95% de joueurs émigrés. Seuls Lemouchia et Gaouaoui ont été titulaires durant les qualifications jumelées au Mondial et à la CAN 2010.
Notre qualification au Mondial est en fait l’arbre qui cache la forêt du bricolage dans le football national. L’ES Sétif, champion en titre, n’a pas pu battre le Stade Malien en finale de la Coupe de la Confédération africaine de football. Pourtant, sur le papier, le club sétifien devait l’emporter, avec ses cinq internationaux (Chaouchi, Lemouchia.
Djediat, Laifaoui, Rahou) et un avant-centre de classe comme Ziyaya. L’échec de l’ESS en finale de la CAF illustre en fait le niveau bas du football national dont aucune équipe n’arrive à gagner la champions league africaine. Les clubs algériens ne comptent plus sur la scène du football africain.

R.S
Samedi 12 Décembre 2009 - 09:13
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