REFLEXION

SITUATION EN LIBYE: Le président Bouteflika s'entretient avec les médiateurs africains

Le président Abdelaziz Bouteflika s'est entretenu mardi matin à Alger avec la délégation de dirigeants mandatés par l'Union africaine (UA) pour tenter de faire cesser les combats en Libye, a indiqué l'agence APS.



SITUATION EN LIBYE: Le président Bouteflika s'entretient avec les médiateurs africains
La délégation composée du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et de son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, du président de la Commission de l'UA, Jean Ping, ainsi que du ministre ougandais des Affaires étrangères, Henry Oryem Okello, est arrivée lundi soir à Alger en provenance de Libye. M. Bouteflika s'était entretenu auparavant en tête à tête avec le président mauritanien. « Nous œuvrons à trouver une solution à cette question complexe et nous poursuivons nos efforts pour sortir de cette crise », avait déclaré le président mauritanien à la presse à son arrivée à Alger. L'Algérie s'est inquiétée la semaine dernière de la présence croissante d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d'une plus grande circulation d'armes chez son voisin. Les insurgés libyens ont accusé l'Algérie de soutenir Mouammar Kadhafi. Il ont affirmé que notre pays "fermait les yeux" sur la venue de mercenaires, ce qu'Alger a démenti "de la manière la plus catégorique et la plus ferme possible" .La délégation a été accueillie à l'aéroport international d'Alger noatament par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le représentant personnel du chef de l'Etat, Abdelaziz Belkhadem, et le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Les médiateurs africains venaient de Libye où ils avaient rencontré dimanche à Tripoli le colonel Kadhafi et lundi après-midi à Benghazi des représentants des rebelles. L'UA propose une "feuille de route" prévoyant la cessation immédiate des hostilités, un acheminement facilité de l'aide humanitaire et le lancement d'un dialogue entre les parties libyennes en vue d'une transition. La rébellion a rejeté lundi le cessez-le-feu proposé par l'UA, accepté la veille par Mouammar Kadhafi, expliquant qu'elle refuserait toute médiation ne prévoyant pas un départ immédiat du dirigeant.

Que propose cette initiative soutenue par l’Algérie ?
Mouaamar Kadhafi a accepté ce lundi 11 avril l’initiative de l’Union africaine (UA) pour une sortie de crise en Libye.Le Conseil national de transition (CNT) a rejeté les propositions de l’UA car elle n’évoque pas la principale revendication des Libyens : le départ de Mouaamar Kadhafi et de ses enfants du pouvoir. La surprise est en fait venue du contenu de la feuille de route de l’UA. Cinq points sont contenus dans la feuille de route : la protection des populations civiles et la cessation des hostilités ; l’assistance humanitaire tant aux populations libyennes affectées qu’aux travailleurs migrants étrangers, en particulier africains ; l’initiation d’un dialogue politique entre les parties libyennes en vue de s’accorder sur les modalités de sortie de crise ; la mise en place et la gestion d’une période de transition inclusive ; et l’adoption et la mise en œuvre des réformes politiques nécessaires pour répondre aux aspirations du peuple Libyen. Si elle avait été proposée il y a deux mois, avant le déclenchement de la révolte du peuple libyen et la répression farouche qui a suivi la demande pacifique de changements politiques, l’initiative de l’UA aurait eu un sens et beaucoup d’intérêt. D’ailleurs, l’UA serait plus inspirée de l’amender en enlevant toute référence aux violences et la proposer aujourd'hui à des pays comme l’Algérie et le Maroc où les populations attendent un vrai changement démocratique. Mais dans le cas de la Libye, la feuille de route de l’UA ressemble beaucoup plus à une tentative de sauvetage du régime qu’à une initiative sérieuse qui vise à mettre fin aux souffrances du peuple libyen. Comment en effet est-il possible d’envisager que Mouaamar Kadhafi, qui a tiré sur son propre peuple avec des armes lourdes et utilisé des avions de combat contre des manifestants pacifiques au début de la révolte, puisse être un acteur du processus démocratique en Libye ? La seule solution qui lui reste est le départ. Une option que la feuille de route de l’UA n’a pas prévue.

Ismain
Mercredi 13 Avril 2011 - 11:21
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