REFLEXION

SITUATION DES TRAVAILLEURS DANS LES CHANTIERS DE CONSTRUCTION : L’Inspection du travail est concernée !

A une époque non lointaine, il était garant d’une certaine réussite dans la vie professionnelle et donc sociale, il était ensuite devenu la force du temps aidant, un bon indicateur du niveau professionnel que pouvait éventuellement avoir son détenteur.



SITUATION DES TRAVAILLEURS DANS LES CHANTIERS DE CONSTRUCTION : L’Inspection du travail est concernée !
Mais quelle considération accorder aujourd’hui, sous notre ciel cela s’entend, au diplôme des C.F.P.A, centre de formation professionnelle. Et la Licence universitaire ! Quel que soit le diplôme, une licence universitaire ou un diplôme professionnel ils sont aujourd’hui des passeports pour nulle part. L’informel, s’est imposé de toutes ses forces et le travail au noir l’a emporté, faussant toutes les données et les statistiques. Ceci, est du à la débandade administrative, du fait que les instances concernées ont jusqu'à présent abandonné leur mission de contrôle. Les entrepreneurs ‘’intouchables’’ continuent à faire travailler les ouvriers au noir, sans les déclarer au préalable. Le bâtiment qui est le principal absorbant du chômage, s’est presque converti dans l’informel, du fait qu’un maçon qui n’a jamais mis les pieds dans un centre de formation professionnelle devient, du jour au lendemain un entrepreneur et obtient des marchés de la construction, alors que les diplômés du CFPA sombrent dans la précarité et sont au chômage. Des milliards de dinars par an passent sous la barbe des contributions et des services du registre de commerce et de la CNAS. Pour preuve, il suffit d’aller visiter les cités en construction et d’immeubles privés à l’intérieur même du tissu urbain, comme dans ses communes, où ni maires, ni chefs de daïra, ni aucune autorité présente, ne s’est penchée sur ce phénomène, alors qu’une opération de recensement économique a déjà débutée les derniers mois de l’année écoulée, sans toutefois revoir les cas de ces entrepreneurs . Ces pseudos ou faux entrepreneurs continuent à se faire délivrer la fameuse attestation de la CASNOS, alors que les personnes au chômage, ont des difficultés à obtenir ce document. Dans un autre contexte, les statistiques sont formelles quant aux accidents de travail qui souvent sont d’une gravité extrême, voire mortels, alors que les victimes ne sont pas déclarées à la CNAS. Le comble, c’est que l’entrepreneur, achète souvent le silence de ces pauvres malheureux ou celui de leur famille et ce pour quelques centaines de dinars. Chez nous, depuis la nuit du collectivisme algérien, et sous le fallacieux prétexte de démocratisation de l’enseignement, le nivellement par le bras aura primé sur toute autre considération. On se retrouve aujourd’hui avec une armée de diplômés des universités, des diplômés des centres de formation au chômage ce qui ne devrait pas exister si toutes les instances et les élus avaient sérieusement joué leur rôle avec patriotisme. Aujourd’hui, dans toutes les administrations, les sociétés du secteur étatique, il y a que les enfants des travailleurs qui héritent le travail après le départ du père. Seulement le hic dans tout cela, il s’agit de beaucoup d’incompétents qui non aucun C.V mais ils sont recrutés malgré tout et avec favoritisme. Une autre astuce, certains directeurs d’entreprises, ont recruté leurs enfants entre eux. En effet et à titre d’exemple, un directeur général d’une entreprise à Oran a réussi à faire recruter deux de ses enfants dans une autre entreprise. Avec Ce type de formule : (Thala fi Marti nethalla fi oualed). Ce sont ces ripoux et ces directeurs sans scrupules qu’il faudrait dénoncer. Nous sommes en mesure de les rémunérer par le nom et titre si des poursuites seront entamées contre eux, à voir l’ampleur du travail au noir, contre une population très réduite des contribuables dans une société où le favoritisme, la corruption et le trafic d’influence règnent en véritables institutions, il est évidemment difficile, a priori de saisir à quoi est utile la dérive du système du travail.

Ibn Khaldoun
Samedi 20 Août 2011 - 10:26
Lu 163 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 11-12-2016.pdf
3.63 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+