REFLEXION

SITUATION DES MENAGES DEFAVORISES A MOSTAGANEM : Des locaux commerciaux squattés et des caves habitées

Les pouvoirs publics ont promis à moult reprises de mettre de l'ordre dans l'activité immobilière et de sévir contre toute personne non respectueuse des procédures réglementaires en la matière, mais sur le terrain les choses ne font qu’empirer.



L’habitat décent, une revendication des plus légitimes s’est transformée à Mostaganem en un grand casse-tête chinois. L'anarchie dans la gestion de ce sensible dossier a atteint un degré tel qu'il est nécessaire que les pouvoirs publics interviennent avec sévérité pour limiter les dégâts et protéger les citoyens et l’environnement de ces dérives devenues à nos jours chose banale. En effet, comparativement aux autres villes, Mostaganem une ville côtière subit beaucoup de charge concernant l’habitat. Un boum pour le logement est observé ces derniers temps durant lequel les prix de l'immobilier ont rehaussé voire explosé. Selon certaines agences immobilières visitées ; c'est la forte demande qui a engendré cette crise. La demande de location par de nombreux jeunes qui se marient et qui ne veulent pas rester dans le domicile familial a accéléré les choses. «Vendre un bien est plus facile que d'en acheter à Mostaganem.», nous dira un agent immobilier avant d’ajouter : « pour les loyers un F2  est loué à partir de 13 000 DA au centre ville et on débourse 2.000 à 3.000 DA en moins dans la périphérie de la ville. Mais dans la saison estivale les appartements haut standing sont loués entre 50 000 et 80 000 DA.». Une ville prisée et une forte demande ont obligé beaucoup de personnes à se loger dans des lieux improbables en occupant ainsi des garages, des caves, débarras ou même des locaux commerciaux contraire à la règle la plus élémentaire de la condition de vie humaine. Une réalité constatée dans  nombreux quartiers et cités du chef-lieu de wilaya, notamment celui de « Panorama » qui abrite désormais des dizaines de famille dans des locaux commerciaux aménagés en appartement par ces résidants qui n'hésitent pas au nom de  déshérités d'essayer toutes les méthodes pour y parvenir. Ces occupations illicites semblent prendre ces derniers temps des proportions alarmantes, et ce dans la liberté la plus totale. Un phénomène qui défigure le panorama des immeubles et enlaidit l'environnement dont les services compétents sont interpellés pour mettre fin à ces pratiques. Or, des locaux censés abriter des commerces de jeunes sont devenus des résidences face à la crise de logements qui sévit dans la ville de Mostaganem. Mais cette crise est-ce la réalité ou une illusion ? Car si on regarde les choses de plus près on aperçoit beaucoup d’appartements vides et inoccupés. Prenons par exemple « la Salamandre » où beaucoup de logements n'ont jamais été occupés par leurs bénéficiaires et restent vides tout le long de l’année. Ce phénomène est constaté, par ailleurs, dans de nombreux quartiers à Mostaganem où généralement les propriétaires de ces biens sont parfois des immigrés ou des personnes venus d’autres wilayas. Alors on peut dire que la ville de Mostaganem restait et restera toujours prisonnière de son charme.

Bouziane Kamel
Dimanche 17 Mars 2013 - 08:45
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MOSTAGANEM
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