REFLEXION

SIDI HOUARI : Les habitants de «Scaléra» lancent un nouvel appel de détresse



On est passé tout près du pire dernièrement au lieu-dit la « Calère » dans le vieux quartier de Sidi El Houari. Un glissement de terrain survenu aux environs de 14h a provoqué la chute de gros rochers et d'amas de pierres sur deux maisons situées au bas d'une montagne. Les deux maisons en question sont sises au croisement des rues Ouled Khaled (ex Vilna) et Yahia Benabbès, respectivement, au n° 3 et 11. En observant de près l'état dans lequel se trouvent ces maisons avec leurs murs éventrés et leurs toitures complètement défoncées, on comprend mieux l'état de psychose dans lequel se trouvent ces familles, composées de beaucoup d'enfants en bas âge. «Vous voyez ce gros rocher ? Hier matin, il se trouvait tout en haut de la montagne. Et vous voyez ce mur sur lequel s'est greffé le gros bloc de pierre ? C'est celui de la chambre de mes enfants,» témoigne une mère de famille, composée de huit membres, et qui habite au n°3 de la rue Ouled Khaled. Son voisin dont la maison est encore plus exposée aux chutes de pierres, et qui porte encore les séquelles du dernier glissement de terrain, a préféré fuir le lieu avec ses enfants pour trouver refuge dans la maison de son père, située un peu plus bas. Quatre autres familles habitant cette même rue Yahia Benabbès au n° 9, n'ont pas eu cette chance car n'ayant pas où aller se réfugier. Selon les habitants du quartier de «Scaléra», «les services de la daïra d'Oran leur ont remis quelque 193 attestations de pré-affectation en janvier dernier en vue de leur relogement dans le cadre du programme de résorption de l'habitat précaire (RHP)». Ces mêmes services, précise t on, «ont également reçu quelque 90 recours de la part de familles qui ont été exclues de cette opération de remise des pré-affectations.» Mais pour ces familles, même si cette initiative relative à la remise des pré-affectations a eu l'effet de soulager nombreuses d'entre elles, car elle a, en quelque sorte, officialisé leur relogement, il n'en demeure pas moins, qu'à ce jour, et après une année, leurs conditions sont restées telles quelles avec leur lot de peur et d'angoisse, à chaque petit caprice de la nature. «On se demande quand est-ce qu'on va enfin nous reloger. Il y a plus d'une année qu'on attend la délivrance. On nous promet chaque fois un relogement proche. Mais à chaque fois on nous fait faux bond», affirme dépité un père de famille. Et à un autre d'enchaîner : «On a même entendu avec beaucoup d'attention et d'intérêt le directeur de l'OPGI s'exprimer à la télévision où il s'est engagé solennellement à reloger les habitants du vieux bâti avant la fin de l'année en cours. On est à 48 heures de la fin de l'année, et on est toujours dans ces taudis. On nous demande souvent de faire preuve de patience. Mais ce qu'il faudrait comprendre, c'est qu'il n'est nullement question de patience. Ce sont nos vies qui sont en jeu.»                            
 

Medjadji. H
Dimanche 6 Janvier 2013 - 00:00
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Oran
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