REFLEXION

SIDI EL BACHIR (ORAN) : Une mère, son fils et sa fille agressent sauvagement un ‘’Raki’’

La Cour d’Appel d’Oran, a confirmé le verdict initial prononcé à l’encontre de 03 membres d’une même famille : le fils, la mère et la sœur, qui est d’une peine allant de 03 ans de prison ferme contre l’accusé principal à 06 mois avec sursis contre les deux autres accusées, pour leur implication dans une affaire de violation de domicile et agression de ses propriétaires.



En effet, la victime est un « Raki » très connu dans le quartier, par son activité de guérisseur par des plantes médicinales, ce qui lui a causé une incapacité médicale dépassant les 45 jours et de 10 jours pour son épouse, en plus d’une tentative menée par les accusés pour incendier son domicile, saccager ses fournitures et ses meubles, et  voler quelques-uns d’entre eux, où ils ont été poursuivis pour le délit de violation de domicile et coups et blessures volontaires. Les faits de cette affaire remontent au mois de mai dernier, où les services de sécurité de Sidi El Bachir, à Oran, ont reçu une information sur le numéro vert invoquant l’éclatement d’une bagarre farouche entre deux voisins dans la région, où lesdits services se sont rendus immédiatement au lieu indiqué où ils ont trouvé deux personnes dans un état de santé lamentable victimes de graves blessures et des  meubles jetés sur la rue dont une part saccagée, en plus des morceaux de verres des fenêtres cassées, où une inspection des lieux a été effectuée avant l’évacuation des deux personnes blessées vers le service des urgences de l’hôpital universitaire d’Oran, où elles ont été soumises à des soins intensifs  notamment l’une d’elles qui a subi une intervention chirurgicale, et placée sous surveillance médicale, ayant eu une incapacité de 45 jours.  Les services de sécurité ont ouvert une enquête approfondie sur l’incident ayant conduit à l’arrestation de trois suspects impliqués qui sont d’une  même famille,  et qui ne sont autres que le fils, la mère et la sœur, où il est apparu que le jour de l’incident une altercation verbale a éclaté entre l’accusé principal et la victime, qui est une personne connue dans la région comme étant un « Raki », et un guérisseur  par le biais des plantes médicinales, à cause des insultes proférées par l’accusé principal et sa famille contre les enfants de la victime en les traitant de sorciers et de charlatans, ce qui a envenimé la relation de voisinage entre eux,  dégénérée en bagarre, ce qui a poussé les accusés à prendre d’assaut le domicile de la victime, munis d’armes blanches  et un bidon d’essence dans une tentative d’incendier sa résidence. Selon les investigations menées par les éléments de la brigade, l’accusé et les membres de sa famille ont agressé la victime en la blottissant à même sur le sol et la frapper atrocement avec une barre de fer  et ont agressé aussi son épouse au moment de son intervention pour sauver son mari des griffes des agresseurs. Il est apparu aussi que les accusés ont tout saccagé à l’intérieur du domicile de la victime,  tels que appareils électroménagers et électroniques en les balançant en dehors, avec le saccage des fenêtres du domicile. Les accusés au cours de leur comparution devant le juge d’instruction ont complètement nié les faits qui leurs sont reprochés en déclarant que c’est la victime qui les a  provoqués en recevant chez elle des personnes étrangères, dans le but de commettre des actes de sorcellerie  et de charlatanisme, ce qui a provoqué leur colère en lui demandant de cesser ces pratiques.  Mais la victime a rapporté des déclarations qui stipulent le contraire de ce qui a été démenti par les accusés tout en présentant des preuves irréfutables appuyées par des certificats médicaux délivrés par le médecin légiste qui démontrent  les traces de la violente agression qu’avait subie la victime, au moment où la défense avait demandé des circonstances atténuantes à l’encontre de ses mandants, tandis que la partie civile a demandé un dédommagement à la hauteur de pertes matérielles et physiques qu’elle avait subies à cause de l’acte criminel perpétré à son encontre par les accusés.

Touffik
Vendredi 18 Septembre 2015 - 16:38
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Oran
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