REFLEXION

SIDI CHAHMI : Une catastrophe sanitaire et écologique plane sur la ville

L'eau n'est pas toujours source de vie, loin s'en faut. Elle véhicule en particulier nombre de micro-organismes, bactéries, virus en tous genres, qui y vivent et s'y développent, ainsi que nombre de parasites dont les hôtes ont besoin d'eau pour vivre ou se reproduire. Or, de tels organismes peuvent engendrer des maladies, parfois graves, lorsqu'ils pénètrent dans le corps humain.



Dans la commune de Sidi Chahmi et selon des riverains qui  noue  ont informés que la situation est très inquiétante et le risque d'une «catastrophe sanitaire et écologique plane sur cette ville». En effet, selon ces citoyens, «depuis 2001, le chef-lieu a été entouré par des eaux usées, formant des étangs où stagnent des mètres cubes d'eau sale. Cette situation a été provoquée par la stagnation des eaux usées rejetées, dans la nature et les lieux sont devenus pollués et constituent un véritable danger pour la santé publique (insectes et puanteurs)». Ces retenues d'eau sont visibles à l'entrée du chef-lieu de la commune jusqu'au cimetière de la ville. Cette situation inquiète les riverains, notamment suite à la prolifération de plusieurs espaces de moustiques et autres bestioles inconnues. Cette zone de stagnation des eaux usées contient aussi toutes sortes de déchets provenant des unités industrielles. En plus des saletés, la lutte contre les insectes, notamment les moustiques, menée par la commune s'apparente à du tape-à-l'œil', comme nous l'a expliqué un habitant. «Le déficit d'assainissement, dans les bidonvilles qui entourent cette zone, amène les ménages à déverser leurs eaux usées, dans ces étangs. Notre commune vit une véritable menace écologique et reste un danger pour la santé des habitants », ajoute-il. Ce problème environnemental a engendré d'autres complications chez les malades souffrant d'insuffisances respiratoires ou d'asthme. Cette situation est une véritable urgence qui attend toujours l'intervention des services concernés pour mettre fin à la menace écologique. Il faut noter, également, que même la localité de Nedjma, ex Chteibo, relevant de la commune de Sidi Chahmi, vit dans des conditions précaires. Les habitants vivent, carrément, dans la boue. «Il suffit de quelques gouttes de pluie, pour que nous et nos enfants pataugions, dans la boue. C'est la glissade. Pour sortir, il faut mettre des bottes en caoutchouc. Les enfants éprouvent toutes les difficultés du monde à arriver à leurs établissements scolaires. Les habitants de Haï Nedjma (Ex-Chteibo) ont profité de la dernière visite du wali d'Oran, pour lancer un véritable cri de détresse sur la situation du développement local et leur cadre de vie. A la suite de cette visite, le wali a installé une cellule de suivi des projets de développement de la localité. Une cellule de suivi, dont le bureau devait être domicilié dans la localité de Chteibo, sera installée. Composée de représentants de différentes directions telles l'urbanisme et l'hydraulique, la cellule, durant un ou deux mois, devra faire le point avec les différents acteurs, et accompagner les entrepreneurs pour concrétiser tous les projets. Il s'agit des opérations de réhabilitation de la voirie, l'éclairage public, le raccordement au gaz de ville et l'achèvement des travaux d'assainissement. Le wali a, aussi, déclaré qu'une enveloppe de160 milliards a été débloquée pour ces projets. Une enveloppe budgétaire de 8 milliards a été débloquée, dernièrement. «On a appris que les budgets ont été débloqués, les études sont achevées et les entreprises ont été installées. Mais, sur le terrain, rien n'a changé, comme vous voyez », ajoute le même riverain. Même le wali d'Oran s'était interrogé: «où se situe le blocage?» Lors d'une dernière visite, il a laissé exprimer sa déception du travail de la direction de l'Urbanisme et de la Construction (DUC), qui est le maître d'ouvrage concernant les travaux d'aménagement des routes. Les travaux d'assainissement connaissent, également, de grandes souffrances et les eaux pluviales continuent de faire des ravages, prenant en otage les habitants, qui se trouvent assiégés par la boue, à chaque pluie.

Medjadji H.
Lundi 27 Janvier 2014 - 17:32
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Oran
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