REFLEXION

SIDI BEL ABBES : Zone industrielle : les investisseurs peu emballés !



SIDI BEL ABBES : Zone industrielle : les investisseurs peu emballés !
Comme presque partout à travers le territoire national, la situation des zones industrielles et d’activité de la wilaya de Sidi Bel Abbés semble inquiéter les opérateurs économiques installés sur les lieux. Pour rappel, la wilaya compte actuellement deux zones industrielles, une au chef lieu avec une superficie globale de 494 hectares et l’autre à Télagh de 27 hectares et cinq zones d’activités dans les localités de Sfisef, Mostefa ben Brahim, Ténira, Ain El Berd et Ben Badis. Dans cette optique, il est à souligner qu’un problème épineux existe dans ce secteur mal géré, qui se situé dans la viabilisation de la majorité des zones d’activités entravant ainsi fatalement l’implantation de projets d’investissement générateurs de postes d’emploi. A cet effet, selon une étude menée par les responsables au niveau de la direction des mines et de l’industrie, il résulte que la viabilisation des cinq derniers sites précités nécessitera une enveloppe budgétaire évaluée à plus de 282 millions de dinars. Mais si la prise en charge incombe à l’Etat, le prix du mètre carré devient ainsi plus incitant et finira, à coup sur, par intéresser un grand nombre d’investisseurs, car le coût actuel « refroidit » plus d’un candidat. Par ailleurs, la zone industrielle de Sidi Bel Abbés représente actuellement certaines difficultés à cerner le nombre d’opérateurs suite aux lots cédés ces dernières années et les projets récemment lancés et cela se traduit par une situation plus complexe pour toute approche en matière d’investissement. Le tissu industriel où plus d’une centaine d’opérateurs économiques activent et où quelque 906 lots sont particulièrement viabilisés tandis que 90 constructions sont achevées, selon nos informations. Pour l’historique de cette périphérie de la ville, celle-ci fut crée au mois de juin 1974 et le terrain d’assiette de la zone a été définitivement cédé à l’urbat en 1994 qui fixe depuis cette date le prix du prix au mètre carré selon un barème qui échappe à l’autorité publique ou indexé sur le cours du marché, résultat : mécontentement de l’ensemble des opérateurs. A ce propos, il y’a lieu de signaler que c’est un processus de régulation juridique qui a été entamé depuis quelques années par l’urbat d’où le renchérissement du prix au mètre carré. Pour la DMI, 277 cas furent régularisés sur les 368 lots attribués, soit un taux de 76% environ mais il existe encore des obstacles qui entravent le processus de régularisation notamment les désaccords sur les prix de cession par certains acquéreurs. Et, il existe également des situations conflictuelles dans la gestion des zones marquées d’insuffisance de prestations, non paiement des redevances par les utilisateurs d’espave, etc… et tous ces problèmes exaspèrent les opérateurs qui ont préféré mettre en veilleuse leurs unités de production ou carrément congédier les travailleurs. Ainsi, même si la zone industrielle de Sidi Bel Abbés avec un taux d’occupation de 69% de la superficie cessible, le taux de réalisation des projets d’investissements, quant à lui, se situe seulement à 26% avec 56 projets en cours et 58 à l’arrêt, selon la DMI. A cela, il est à rappeler que des projets pour lesquels des terrains furent dégagés n’ont pas encore été lancés à ce jour. Précédemment gérée par l’entrepris de la gestion de la zone industrielle qui souffrait de moyens propres à une telle mission, le site est passé sous la coupe de la société de gestion immobilière (SPI) dépendant de la SGP Ouest zones industrielles et parallèlement l’urbat a opté pour une vaste opération d’assainissement visant en la récupération des assiettes inexploitées qui s’est soudée par la reprise d’une dizaine de terrains et en entamant des procédures administratives et judiciaires dans certains cas. Enfin, pour l’aménagement et la viabilisation de la zone industrielle de Télagh, celle-ci nécessitera une dépense de l’ordre de 190 millions de dinars tandis que celle d’activités de Tenira coutera 19 millions de DA, un financement qui sera supporte par le fonds des hauts plateaux.

Mehdi Kada
Lundi 20 Septembre 2010 - 00:01
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