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SIDI BEL ABBES : « Smasri », un créneau lucratif
A l’instar des grands centres urbains, la ville de Sidi Bel Abbés pullule de personnes appelées populairement «Smasri » dans des domaines tels que le marché de l’automobile (Occasion) ou celui de l’immobilier ( Forte demande) que les particuliers enquête de logement consultent . Et la commission est fixée ainsi à un simple «Pourboire » sans autre engagement mais peut engendrer souvent des problèmes car il arrive très souvent que des acquéreurs de logements découvrent qu’ils ont été bernés tant sur le plan de qualité que sur le prix et accusent injustement l’agence immobilière. Certes, il existe encore des agences immobilières indélicates à Sidi Bel Abbés, comme partout d’ailleurs à travers le territoire national, à plus d’un titre. Et, à la cité des Amarnas, les « Smasrias » fourmillent particulièrement au marché informel des voitures d’occasion, deux emplacements bien connus au centre-ville.Par ailleurs, un citoyen concerné par, une transaction immobilière doit être accompagné par un professionnel et éviter le «Smasri», c’est plus rassurant et acquéreur n’a jamais rêvé, en poussant la porte d’une agence immobilière, de retrouver là l’ensemble des offres disponibles sur le marché ? Et l’agent immobilier (quant il est sérieux) est le seul garant des choix du client. Un exemple récent à Sidi Bel Abbés où un nouveau marié a acheté un studio par l’intermédiaire d’un « Smasri » et une agence immobilière à un prix exorbitant avec en prime des réparations à effecteur. Une arnaque pure et simple, car après la visite d’un professionnel dans les lieux, ce dernier fut, ahuri par le prix qui accusait 10 Millions de centimes de plus de sa valeur réelle. Dans ce contexte, il est à souligner que le marché de l’immobilier subit la rareté du logement promotionnel qui dope la spéculation dans ce type de dysfonctionnement tant que l’état ne favorise pas l’émergence en nombre de promoteurs immobiliers qui réaliseront des logements ciblant diverses bourses. A ce sujet, la concentration de la production d’habitats entre les mains de l’Etat tend à pénaliser la tension qui a toujours caractérisé le marché immobilier, en ce sens que les logements construits par les pouvoirs publics ne sont pas versés au marché immobilier mais affectés aux ménages auxquels ils étaient prédestinés avec interdiction absolue de revendre ou de les sous-louer à des tiers. Et toute la production publique de logements et de loin la plus importante, est ainsi sous traitée au marché immobilier qui tarde, de ce fait à émerger dans notre pays. Dans ce sens le marché immobilier national n’est augmenté en produits neufs que par les quelques promoteurs privés et publics en activité et bien entendu, des autos constructeurs qui ne livrent, tous qu’une quinzaine de millier de logements annuellement, une goutte d’eau dans la mer. Et, cette tendance de l’Etat à promouvoir par ses seuls moyens l’écrasante majorité des programmes d’habitat, alors qu’il peut en confier une partie significative à des promoteurs immobiliers, publics et privés, qui réaliseront des logements de divers coûts, au profit de citoyens qui en feraient acquisition au gré de leurs revenus, est de nature à pérenniser des pratiques illicites sur le marché immobilier qui n’arrive pas à sortir de la clandestinité. Or, les promoteurs sont les seuls en mesure de créer le marché immobilier auquel notre pays aspire, basé sur une offre conséquente et diversifiée de logements destinés à différents segments de la demande solvable que les promoteurs, notamment privés, savent si bien détecter. Enfin, l’extrême cherté des terrains, la tiédeur des banques, quand il s’agit d’accompagner financièrement les promoteurs, et la lourdeur des prélèvements obligatoires, constituent autant d’obstacles à l’émergence de la promotion immobilière en Algérie et de ce fait, le marché de l’immobilier dans sa globalité, s’en trouve ainsi pénalisé, à juste titre.
Mehdi Kada
Mercredi 8 Septembre 2010
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