REFLEXION

SIDI BEL ABBES : Réflexion rend visite à l’humoriste hadj Kandsi



SIDI BEL ABBES : Réflexion rend visite à l’humoriste hadj Kandsi
La ville de Sidi Bel-Abbès a enfanté de grands noms dans des domaines différents. Tant dans la chanson bédouine, le théâtre, les arts, le sport, la recherche scientifique. Dans ce contexte, l’on peut citer cheikh EL MADANI, dont ces chansons sont encore vivantes dans le cœur des bel-abbésiens. Notamment la barde de l’ouest du pays, en l’occurrence Mostepha Ben Brahim, l’athlétisme avec Alain Mimoun, Djilali Liabes scientifique émérite et dans le domaine des pièces comiques et ses nombreux gags le populaire Hadj Kandsi Slimane. Et c’est d’ailleurs, de lui et son parcours d’humoriste qui à l’époque a draines le grand public vers le théâtre, qu’on va en parler, nous lui avons rendu visite à son domicile à l’occasion d’une soirée ramadhanesque, il nous a reçu avec beaucoup de sympathie et de joie. L’homme est né le 31 mai 1930 à sidi Bel abbés, issu d’une famille de trois frères et une sœur. A sidi Bel-Abbès la population lui voue considération et respect. Il a pris de l’âge et une diminution du sens de l’ouïe, passe son grand temps en compagnie de sa famille et ses petits enfants. De temps à autres ses amis de l’époque lui rendent visite et parlent des moments inoubliables passé ensemble dans les planches algériennes. Avant de commenter sa vie théâtrale, Kandsi a fait du scoutisme dés l’âge de 16 ans et ce jusqu'à 1970. C’est après l’Independence que ce dernier s’est engagé dans la troupe « Sawt En Nidal » de Sidi Bel Abbés, entouré des camarades de la scène, tels Abbès Boudène, Issad Abdelkader ainsi que d’autres hommes du théâtre. Avant de commencer le théâtre, le jeune Kandsi avec sa frêle silhouette, son air malicieux, assorti de ses gestes a réalisé des sketches qui lui ont servi de tremplin. Aussi ce dernier avant chaque représentation théâtrale ou ballets, il fait rire la salle par le biais des gags de 10 mn à 20 mn. Son travail artistique ne s’est pas simplement arrêté à la planche, puisque il a joué dans plusieurs films comiques sous la direction de nombreux réalisateurs, tels « deuxième brigade spéciale », « mission impossible », « Aini à la Ainik », « S.O.S. médecin Kandsi » notamment « Souar méne souar », film religieux, du réalisateur Zakaria. Les aventures de H’nifa ou il interprète le rôle de concierge, du réalisateur Bachir Belhadj. Ce film passe actuellement dans les trois chaines algériennes. Pour en revenir au théâtre, Kandsi a joué le rôle d’un homme d’affaire dans une pièce intitulée « kandsi veut s’enrichir » cette représentation a fait un tabac, d’où elle fut enregistré au T.R.S. aussi cette pièce a été représentée dans plusieurs wilayas du pays. D’autres pièces ont eu autant de succès, comme par exemple « kandsi est devenu infirmier » « kandsi bébé géant »ont participé à ces cotés à l’époque des noms très connus comme Dellal , Barat , Hadj Aek , qui habite actuellement en France , Ahmed Doukara etc. …..Sur un autre registre Hadj Kandsi a consacré notamment une partie de sa vie au sport roi, en tant qu’arbitre , les rencontres arbitrées sont incalculables , d’âpres lui . En 1957, il est invité au Maroc par l’entraineur marocain M.Mébarki Mohamed ou il séjournera une année à Rabat, Fès, et Casablanca, puis il rentre à sidi Bel-Abbès. Nous confie-t-il. Profitant de cette soirée ramadanesque, décrivez –nous les coutumes et traditions séculaires de ce mois de ramadhan el-Karim ? C’est vrai, jadis le mois de carême se passait dans la simplicité. Il n’existait pas de marchés bruyants et encore moins de maida savamment garnies de tadjines. A l’heure d’el adhane de la rupture du jeune se faisait avec la chorba et khobsat -edar préparée par notre épouse sur le kanoune ainsi que la zlabia et le café. Ainsi pour ces gens là, le peu de nourriture qu’il consommait avait de la baraka. Et après le ftour, le vieux se dirigeaient vers la grande mosquée, l’unique du genre à sidi Bel Abbés à l’époque pour accomplir la prière des taraouihs. La place réputée la tahtaha entourée des cafés maures accueillaient la clientèle qui venaient passer la soirée jusqu'à une heure tardive de la nuit en jouant aux cartes « la ronda » ou aux dominos.

Daouadji. M
Vendredi 20 Août 2010 - 12:08
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