REFLEXION

SIDI BEL ABBES : Les petits vendeurs de figues de barbarie



SIDI BEL ABBES : Les petits vendeurs de figues de barbarie
Depuis l’arrivée de l’été, les figues de barbarie ont fait leur apparition aux abords des routes et devant les marchés des fruits et légumes de Sidi Bel Abbès, et à la grande joie des vendeurs à la sauvette et de ses adeptes. Ce fruit opuntia, tant prisé par tout un chacun, fait partie de notre patrimoine agricole, nous diront des anciens Bel Abbèsiens. Aussi, explique-t-on, ce produit était autrefois cultivé par un grand nombre de ruraux à proximité de leur tait. Ce fut une source de subsistance, pour ces campagnards et une sorte de protection car faisant office de clôture traditionnelle avec des épines qui font fuir les maraudeurs et autres mécréants. Le figuier, arbre méditerranéen, pousse dans les campagnes de notre merveilleux pays. Entre autre dans les régions du littoral et ne nécessitent pas une importante quantité d’eau pour sa productivité. Le figuier de barbarie emmagasine suffisamment d’eau durant la période hivernale et la cueillette s’effectue dès le mois de juillet et même avant, suivant les caprices de la météo. A Sidi Bel Abbès, aux alentours des marchés des fruits et légumes, des corbeilles pleines à craquer de ce fruit délicieux décorent les lieux et attirent les consommateurs. Exposés sous un soleil de plomb, des jeunes ruraux ainsi que des moins jeunes proposent ce fruit à la criée. Les petits vendeurs de figues de barbarie sont issus de familles démunies. Leur petit commerce, quoique peu lucratif, constitue une petite économie de poche en ces temps difficiles qui permettent à ces garçons de tempérament dynamique de gagner suffisamment de sous quitte à acheter un Blue jeans où des baskets, nous dit on un jeune vendeur à l’allure frêle, avec qui nous avons discuté. Ce dernier a souligné qu’il ne connaît pas le mot vacances et chaque saison estivale, il opte pour des petits boulots qui lui permettent d’aider son père qui touche une maigre pension. Ainsi ces écoliers et lycéens qui triment quotidiennement comme des forçats, on peut les considérer comme des enfants adultes et méritent respect et aide.

Daoudji. M
Mercredi 4 Août 2010 - 00:01
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