REFLEXION

SIDI BEL ABBES : Le travail au noir prend des proportions alarmantes dans la cité



Travailler dans le secteur public, a toujours été perçu comme étant un gage de stabilité, dans l’esprit d’une personne, car être fonctionnaire dans une administration, un organisme ou une entreprise publique, offre l’avantage d’une promotion sociale et d’une rémunération régulière. A l’instar des centres importants du pays, la ville de Sidi Bel-Abbès n’échappè pas à la pratique du travail au noir, qui prolifère de par les différents activités, notamment les pizzérias, cafés, restaurants, pâtisseries, KMS, etc. Le constat est tout aussi édifiant, surtout pour les femmes recrutées, comme serveuses et acceptant des conditions de travail harassantes sans rechigner, et même les hommes ne sont pas mieux lotis. Aussi, avec le chômage endémique, et la rareté des débouchés, les candidats à l’emploi n’exigent plus d’être déclarés à la sécurité sociale et de tels cas sont légion dans la cité. A ce sujet, au cas où cette question de couverture sociale est soulevée, c’est le passage à la caisse et puis la porte, devait nous confier une jeune employée dans une pizzéria, en attendant, elle s’accroche a son poste et de pareilles cas pullulent dans le secteur privé, le tout couronné par le chômage aidant, avec la cherté de la vie et la dégradation du pouvoir d’achat. Dans cet ordre d’idées, il est a rappeler qu’une récente enquête réalisée par l’office national des statistiques, a fait ressortir de près de la moitié des personnes exerçant une activité, moyennant rémunération, soit 49,1% n’est pas affiliée à la sécurité sociale, et l’absence de cotisations de cette catégorie de salariées représente un manque à gagner pour l’état, à juste titre. Toujours dans ce contexte bien précis, il faut souligner que la gente féminine, reste le parent pauvre de la population active, qui confirme ainsi sa piètre condition et qui se traduit par la difficulté d’accès au travail, que ce soit dans le secteur urbain ou rural. A relever dans ce sens, que les procédures qui permettent aux concernés de trouver un emploi, n’obéissent nullement aux règles d’un marché de l’emploi, bien structuré et l’agence de placement ne contribue pas complètement, à aider les demandeurs d’emploi, à se faire embaucher, d’où l’échec de celui-ci, et aux postulants d’accepter les conditions de travail de l’employeur (c'est-à-dire au noir), donc a prendre ou à laisser. Un genre de « chantage » déguisé. Dans cette situation saugrenue, ces « salariés » lésés dans leurs droits sociaux, s’accrochent, à ce gagne pain (ou bouée de sauvetage) avec toutes les conséquences qui en découlent (un accident est vite arrivé), car ils n’ont pas d’autres choix. Il est temps que les services concernés, par ce volet social du travail au noir, de se pencher sérieusement sur le marché « spécial où le seul bénéficiaire est connu notoirement ». Enfin un exemple vivant récemment une femme, a été mise à la porte d’une pâtisserie, pour avoir déclaré à des contrôleurs, qu’elle travaillait sans être déclarée à la CNAS. Sans commentaire.

Mehdi Kada
Mardi 8 Juin 2010 - 11:05
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