REFLEXION

SIDI BEL ABBES : Le mariage, à quel prix ?



SIDI BEL ABBES : Le mariage, à quel prix ?
Au-delà des fêtes nuptiales, la joie ne doit pas cacher ni minimiser l’aspect économique de l’évènement car le mariage coûte de plus en plus cher et, derrière, il y a toute une industrie et… des contraintes. L’amour a son prix, a plus d’un titre. Et de jours, demander la main de la deuxième moitié, c’est débloquer un capital d’investissement entre 30 et 40 millions de centimes environ (dot et cérémonies). Une situation impossible, pour le modeste « mec » qui doit certainement trimer dans sa vie de célibataire pour ramasser tout ce pactole et encore. Aussi, finie l’époque où l’on se mariait, a 22 au 24 ans, et, de nos jours, les jeunes enterrent leur célibat plus âgés et beaucoup plus tard, aidés par la crise économique, le chômage, pénurie de logement, etc… autant de paramètres qui bloquent la construction d’une vie de couple. Selon nos informations, des statistiques officielles ont montré que la moyenne d’âge du mariage est de 33 ans pour les hommes et 30 ans pour les femmes. Mais, ce qui n’expliquerait pas tout, car contrairement aux années antérieures, les femmes surtout privilégient d’abord les études avant d’abordes ce projet pour des raisons de sécurité sociale car actuellement le divorce prend le pas sur le mariage et, par la suite, il faut affronter les vicissitudes de la vie au moins avec un salaire. Pour le mariage, un n’est plus à l’époque où on célèbre la nuit nuptiale dans la maison familiale, mais dans une salle des fêtes avec tout le tralala qui s’ensuit ( repas bien copieux aux convives et musique jusqu'à l’aube). Or, les établissements qui poussent comme des champignons à travers la ville de Sidi Bel Abbès, n’excellent plus maintenant dans l’artisanat, tendent a se « professionnaliser » de plus en plus et les tarifs suivent en fonction du nombre d’invités, des repas servis et du temps de location. Et les prestations différentes (comme les prix) d’une salle à une autre et on propose diverses formules. Enfin, pour l’anecdote, un ami marié et ayant un second enfant, m’a confié que son épouse est toujours à crédit, car il n’est pas arrivé à éponger les dettes contractées pour cette union. Sans commentaire.

Mehdi Kada
Jeudi 14 Octobre 2010 - 00:01
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