REFLEXION

SIDI BEL ABBES : Le 29 Octobre 1988, Kateb Yacine nous quittait



SIDI BEL ABBES : Le 29 Octobre 1988, Kateb Yacine nous quittait
Le 29 octobre 1988, le génie de la culture Kateb Yacine nous a quittés un peu trop tôt, mais le destin cruel en a décidé ainsi, comme tous les grands talents, particulièrement dans le domaine théâtral et ils sont nombreux à être énumérés. Pour l’historique, j’ai connu le père de « Nedjma » alors que je collaborais au supplément culturel d’el moudjahid en 1970. Aussi il m’a fallu plusieurs lectures avant de saisir le sens profond de ce monument. En fait, c’est une lecture très influençable, tout autant que le personnage qu’il a incarné, du moins pour ceux qui ont eu la chance de le connaître et le côtoyer très souvent durant d’interminables journées à Alger et à Sidi Bel Abbés, comme moi. Et en parler aujourd’hui pour marquer l’évocation de la date de sa mort, qui de mieux que ceux qui l’ont connu et anciens de la presse et les gens du théâtre. Aussi, une amitié plus profonde est née entre nous à Sidi Bel Abbés dans les années 76, lui comme directeur du théâtre régional et moi comme journaliste au bureau APS. Kateb regorgeait de simplicité, très humble, poli et ceux qui le côtoyaient comprenaient automatiquement ces manières. C’était un anticonformiste, un rebelle, mais tout son entourage fut des gens ordinaires qui aimaient rire et s’amuser terriblement. Il aimait beaucoup la vie et il en tirait le maximum comme il se plaisait à le dire souvent au cours de nos rencontres. Et cet homme n’a brigué ni les honneurs, ni la célébrité et a eu une vie si simple, si romanesque qu’elle mérite, à elle seule, d’être contée car elle apporterait, aux générations actuelles et futures, un éclairage nouveau sur une époque, sur une classe sociale, sur un esprit qui chasserait toutes ces idées négatives, somme toutes très loin de la notion de partage et de tolérance de notre si beau pays. Aussi, la compagnie de cet homme enseignait l’oubli des injures et des offenses, jamais des paroles de haine ne sont sorties de son âme et de son cœur. Le destin d’un artiste fait accepter les misères de ce monde pour y puiser des acquis douloureux et vrais, car l’art dépasse la vie puisqu’il nous venge d’elle. Et de tous les sentiments humains, j’entends de ceux qui honorent l’homme et le plus précieux c’est la reconnaissance. Au cours de nos fréquentes soirées inoubliables dans les lieux qu’il aimait beaucoup à Sidi Bel Abbés, il me l’a souvent rappelé et je l’ai ancré dans mon esprit (la reconnaissance). Un soir abordant le sujet sur la langue française, il m’a dit : « il est bien plus réaliste de considérer la langue française comme un acquis, un bien précieux et peut-être même un butin de guerre ». En fin, il y a beaucoup de chose a dire sur ce génie et c’est peut-être à travers quelques paroles récoltées, ici et là, qu’on pourrait mieux connaître le personnage et c’est déjà une consolation que de l’évoquer, même brièvement et ceci est un hommage à ce grand homme, à un ami, à un génie de la culture, à l’enseignant de l’amitié pure. Qu’il repose en paix auprès d’Alloula, Mejdoub, Sirat, Saim El Hadj, etc…..

Mehdi Kada
Samedi 30 Octobre 2010 - 00:01
Lu 293 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 05-12-2016.pdf
3.51 Mo - 05/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+