SIDI BEL ABBES : L’école est un droit pour tous



SIDI BEL ABBES : L’école est un droit pour tous
L’école, tout autant que la famille, contribue à forger la personnalité de l’enfant et de l’adolescent rien de plus réconfortant que de voir des enfants et des adolescents heureux et travaillant bien à l’école. La famille prépare, soutient et encourage le bon écolier. La bonne école est l’auxiliaire le plus précieux de la famille. Aussi famille et école sont les deux milieux nécessaires à toute éducation et cette constatation n’est devenue évidente que depuis peu dans les pays développés. Au siècle dernier encore, ils se trouvaient en matière d’enseignement dans une situation comparable à celle des pays ou sévit actuellement l’analphabétisme. C’est depuis une cinquantaine d’années environ que l’école s’impose comme une institution indispensable à toute communauté. En 1960, lorsque le mali devint indépendant, 7 enfants sur 100 pouvaient aller à l’école. Ainsi, si nous lisons attentivement la déclaration des droits de l’homme, nous y trouvons tout d’abord l’affirmation de liberté. Liberté de chaque individu de disposer de son corps, des biens qu’il possède et toute la gamme des grandes libertés fondamentales : de conscience, d’opinion, de religion, d’expression, d’association, de circulation. Droit de participer librement et activement à la vie politique de la nation, etc. soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement élus. Droit des parents de choisir le genre d’éducation a donné à leurs enfants. L’éducation doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes sociaux et religieux. C’est aussi d’assurer le libre et plein épanouissement de la personne humaine au sein de la communauté, c’est considérer l’homme comme une fin non comme un moyen. Notons, dès maintenant la liaison fondamentale du droit a l’éducation avec la véritable démocratique, puisque la promotion de ce droit exige la volonté de réaliser un régime comportant toujours plus de liberté, plus d’égalité et plus de fraternité. A ces trois notions, il faut ajouter celle qui est exprimée à l’article 29 « les devoirs envers la communauté ». Car les hommes ne peuvent revendiquer les droits au nom de la liberté et de la justice que dans la mesure où ils consentent à assumer des devoirs, à prendre conscience de la solidarité de toute communauté humaine. La déclaration universelle des droits de l’homme confirme la souveraineté nationale, la liberté individuelle et l’égalité civile, tous les droits politiques affirmés par la déclaration d’indépendance américaine en 1776 et française des droits de l’homme et du citoyen conquis par la révolution de 1789. Et l’on se félicite que les nations unies aient cru devoir de la faire avec éclat, après l’affreuse tyrannie qui avait submergé l’Europe de 1938 à 1944. A ce sujet, réaliser le droit a l’éducation consiste à donner aux jeunes de meilleures chances d’acquérir les connaissances, les compétences, les aptitudes et les valeurs. Dans les pays en voie de développement, on a reconnu l’éducation comme attribut de la réelle indépendance et au ferment de l’unification politique, le moyen de création de la conscience nationale. Mais par quels moyens peut-on défricher ce domaine immense ? L’enseignement primaire, secondaire, général et technique qu’on développera pour former les cadres indispensables à la nation. L’éducation devient alors partie intégrante de développement économique et social. L’enseignement est considéré comme un investissement précieux et indispensable pour l’enrichissement d’un pays. De tous les capitaux, l’homme est le plus difficile à former, mais par la suite le plus productif. Dans le domaine très apprécié de la planification l’éducation est intégrée au développement économique et social. Ainsi, le droit à l’éducation réclame à toutes les nations des réalisations sans cesse nouvelles, l’exploitation de domaines inconnus, une évolution précipitée, des efforts exceptionnels, une véritables mobilisation des hommes et des ressources. Ce droit rappelle, il faut le souligner, la nécessité de se hisser par l’éducation au niveau du monde, de plus en plus par la science et la haute technologie et, sans cesse bouleversé par les rapides mutations. La tâche permanente de l’éducation consiste à former en tout être humain la personnalité qui lui permettra de lutter contre l’aliénation dans le travail et dans les loisirs et de partir à la conquête, si modeste soit-elle, des biens de ce monde qui ne sont pas uniquement matériels et se nomment aussi : « l’intelligence, la beauté et la bonté ». L’homme peut comprendre le monde par la science.

Mehdi Kada
Mardi 9 Novembre 2010 - 00:01
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INFO REGION
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