REFLEXION

SIDI BEL ABBES : « El Dellalates », ces femmes marchandes !



SIDI BEL ABBES : «  El Dellalates », ces femmes marchandes !
Comme presque dans toutes les villes du pays, celle de Sidi Bel Abbés a aussi ses femmes marchandes ou comme on les appelle communément « El Dellaletes » qui perpétuent une tradition plus que séculaire en préférant être utiles pour ne pas vivre aux crochets d’un membre ou de la famille. En effet, à travers la ville, ces femmes, généralement de troisième âge, font le porte à porte proposant des bijoux et des vêtements importés à leurs fidèles clientes où souvent elles vendent à crédit sachant la solvabilité de ces dernières. Mais, avec le temps, les « Dellalates » se sont sédentarisées et squattent les trottoirs notamment ceux de la rue appelée « trig l’article » où elles s’installent tôt dans la matinée et il suffit de pousser sa curiosité pour s’en convaincre de cette réalité marchande propre à ces femmes côtoyant les différents commerces réservés aux hommes. Aussi, dans tous les cas, cette forme de commerce remonte selon nos informations à la période coloniale et c’est en cette époque qu’est apparu le phénomène des « Dellalates » où même les bains maures sont également visités par ces derniers pour proposer à la vente surtout des vêtements et des parfums. Dans ce contexte, les affaires, bien que ne marchant plus comme naguère à cause du pouvoir d’achat des clientes potentielles, il n’en demeure pas moins que ces marchandes d’un autre genre continuent à s’adonner à leur commerce avec le même engouement, un malin plaisir est entrain, tout en maintenant l’espoir de voir prospérer ce négoce exclusivement réservé à elles. Et, comme il s’agit d’une belle et honorable tradition à maintenir vivace, la rue ne considère pas l’activité de ces braves femmes comme dévalorisante (il n’y a pas de sot métier) mais bien comme un symbole de continuité de la tradition du terroir algérien. A ce sujet, à voir ces femmes, malgré l’âge, faire preuve d’un dynamisme à toute épreuve, on dénote une certaine satisfaction de soi à ne compter que sur elles -mêmes, comme une façon de dire nous existons en étant utiles à la société ». Une tradition pérennisée à Sidi Bel Abbés, à plus d’un titre. Enfin toujours dans ce contexte, il y a des femmes marchandes qui proposent des vêtements et souliers d’occasion tant pour la gent féminine que pour les enfants, des petites affaires pour les couches démunies satisfaites de trouver de belles choses à bas prix, particulièrement le vendredi aux alentours des cimetières où une kyrielle de marchands (hommes) propose une panoplie d’articles d’habillement et de consommation.

Mehdi Kada
Mardi 21 Septembre 2010 - 00:01
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