REFLEXION

SERVICES DE MEDECINE LEGALE A ORAN : 50 cas d'inceste enregistrés depuis le début de l'année

L’inceste est un phénomène qui a pris ces dernières années de l’ampleur en milieu de la société algérienne, en dépit de l'absence de chiffres réels de cas d’inceste, et ceux qui existent ne reflètent pas l'ampleur de la catastrophe, parce que, ce qui est caché, ne représente qu’une goutte d’eau dans un océan, dans une société régie par la coutume, alors que ces crimes passent souvent sous silence étant considérés comme un tabou.



Il y a plusieurs raisons pour la propagation du phénomène, mais le problème se pose quand la victime n’ose pas en parler malgré le préjudice causé. Surtout pour une fille qui peut être ‘’engrossée’’ par un père, un frère, un oncle ou un cousin, dans une société où les valeurs et l'éthique ont carrément disparu, remplacés par la dépravation et le vice, où le nombre de cas d'inceste est devenu  inquiétant. Le crime d’inceste secoue l'honneur de la famille, ce qui rend difficile la dénonciation de l’acte par la partie lésée. Dans le même contexte, les services de médecine légale à Oran ont enregistré 50 cas d’inceste pendant l'année en cours qui ont été prouvés par les résultats des examens médicaux,  y compris 20 cas liés à la grossesse, parmi les victimes,  des filles souffrant de maladie psychique ou  psychologique qui ont été une proie facile pour les personnes les plus proches d'elles, ainsi que l'implication de certaines femmes mariées dans des actes d’adultère avec des frères de leurs époux. Selon une source médicale des mêmes services, ce genre de crimes connait une augmentation d'une année à l'autre, sachant que la majorité des affaires qui ont été diagnostiquées sont venues sur ordre des services de sécurité compétents ayant mené l'enquête sur leurs circonstances, du fait que le principal élément qui fait propulser l’affaire  est souvent une tierce personne détenant l’information sur la trahison de l'un des membres de la famille,  ou la découverte en flagrant délit de ceux qui sont impliqués dans l'acte, ce qui permet des dénonciations auprès des services de sécurité qui seront informés tout en s’appuyant sur la médecine légale pour confirmer ou infirmer le crime.  Par ailleurs, des spécialistes soutiennent qu’un nombre important d’affaires liées aux crimes d’inceste sont traitées devant les tribunaux à  Oran, où l’un des avocats agréé à la Cour de justice d’Oran, a souligné que le phénomène de l’inceste est en progression constante, avant de préciser que ce genre de crimes est passible d’une peine allant de 10 à 20 ans de prison ferme. Des crimes qui conduisent à un mélange de lignées et à la désintégration de la famille, aussi ils génèrent la haine dans la famille par les personnes touchées. Les sociologues et les psychologues attribuent la propagation du phénomène à un manque de la foi religieuse et l’absence des valeurs sociales et morales qui sont l'une des raisons les plus importantes, en plus de l’ouverture de la plupart des familles algériennes au mode de vie à l’occidentale, ce qui peut entrainer des conséquences désastreuses,  car la victime selon des psychologues, subit un grand traumatisme psychologique après un acte d’inceste, et son silence à dénoncer l’acte,  pousse  l'agresseur à perpétuer ses actions, et cela conduit à des conséquences négatives qui poussent la victime à songer à commettre l’irréparable, par des actes de fugue ou de suicide comme dernier recours.

Touffik
Mercredi 22 Juillet 2015 - 21:01
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Oran
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