REFLEXION

SERVICES D’ETAT CIVIL DES COMMUNES DE LA WILAYA : Les guichets pris d’assaut

Dès l’ouverture, la salle des guichets de l’état civil est prise d’assaut par une foule compacte qui rappelle étonnamment le spectacle de la ruée sur les grandes surfaces en Europe au début de la quinzaine des soldes.



SERVICES D’ETAT CIVIL DES COMMUNES DE LA WILAYA : Les guichets pris d’assaut
La rentrée scolaire, un vrai calvaire pour les parents d’élèves, pressés par l’exigence d’un tas de documents administratifs à fournir pour la constitution du dossier scolaire de leurs enfants. Les préposés aux guichets de l’état civil ne savent plus où donner de la tête. Les premiers sont là à faire de longues chaines devant les guichets pour se faire délivrer les documents exigés par les responsables des établissements scolaires. Les seconds visiblement fatigués dès le début de matinée par l’ultime effort à fournir à longueur de journée depuis un certain temps déjà pour répondre aux multiples sollicitations. Parmi la foule se trouvent des gens qui viennent de loin, des travailleurs ou autres fonctionnaires qui se sont absentés de leurs postes de travail, on trouve même des voyous parmi cette foule qui trouvent l’occasion pour délester les gens de leurs biens. Cette multitude bourdonnant comme un essaim résigne à faire la chaine dans une salle mal aérée et chauffée. Les employés y compris les responsables du service de l’état civil se noient dans une goutte d’eau pour faire face à ce grand rush, et ils sont debout face à un spectacle désolant. D’ailleurs, on se demande pourquoi il est demandé à l’élève de renouveler son extrait d’acte de naissance, sa fiche individuelle ou la fiche familiale, c’est toujours le même et sa date de naissance est immuable. Même en changeant de palier, son dossier le précède. Ne faudrait-il pas se contenter de le demander aux seuls élèves des classes d’examens et encore on aura toute l’année scolaire pour le faire. Je me souviens d’une circulaire émanant du ministère de l’éducation nationale durant la décennie noire, qui pour des raisons sécuritaires, interdisait aux enseignants de demander à l’élève de révéler le métier de son père. Renseignez- vous bien. La première chose que font les enseignants pour occuper les élèves le premier jour de classe consiste à leur dire de prendre une feuille et écrire dessus le nom, le prénom, la date de naissance, le nombre de frères et sœurs, l’adresse et le métier des parents. Une autre circulaire portant sur le code de l’état civil N°70-20 du 19 février 1970 obligeant les différentes administrations à appliquer l’ordonnance qui stipule que la fiche d’état- civil (entendre par là la fiche individuelle et la fiche familiale) peut être délivrée par tout organisme, administration, entreprise ou caisse. Explicitement, il suffit de présenter le livret de famille et c’est au directeur de l’école, de l’organisme, de l’administration, de l’entreprise ou de la caisse où travaille l’un des parents de devenir le certificateur. La dite ordonnance existe bel et bien et n’a toujours pas été abrogée. Alors pourquoi ne pas l’appliquer en pareil cas. Enfin qui paie la sauce ? C’est bien ces malheureux employés que pendant toute la journée ne cessent de faire de leur mieux pour satisfaire tous les citoyens à la demande d’un quelconque document délivré par l’état civil, et qui espèrent voir un jour leur situation améliorée par les autorités après un été nourri de longs espoirs quant à une vie plus décente dans les milieux communaux.

T.B.Aek
Dimanche 11 Septembre 2011 - 10:39
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MOSTAGANEM
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