REFLEXION

SERVICE DE L'ETAT CIVIL DE MOSTAGANEM : Le parcours du combattant



SERVICE DE L'ETAT CIVIL DE MOSTAGANEM : Le parcours du combattant
Se faire établir des documents officiels auprès des différents services de l'administration relève souvent du parcours du combattant. Attentes interminables devant des guichets où les préposés sont entrain de poireauter de longues heures avant de se voir signifier un rejet d'une demande, lorsqu'on ne vous répond pas : Revenez demain ou la semaine prochaine. Sont autant de contraintes que doivent subir les citoyens au quotidien. Cela étant, pour réussir à se faire délivrer l'ensemble des documents constituant un dossier, il faut non seulement se munir de patience, mais aussi et surtout de sang froid, pour éviter de créer un scandale ou échapper à une crise de nerfs. Lors d'un déplacement au service de l'état civil de Mostaganem, nous avons eu à constater le quotidien de tracasseries endurées par les citoyens mais aussi par les agents de l'administration. En voulant légaliser en langue française un document et avoir un certificat de résidence, nous avons été d'emblée confrontés à un problème de renseignements, en effet, aucune grande pancarte, n’est au dessus de la multitude de guichets composant le service de l'état civil. En faisant donc le tour des attroupements, des citoyens nous indiqueront le guichet chargé de la légalisation situé en dehors de cette salle. Arrivé là-bas, 35 personnes attendaient leur tour. Au bout de quelques minutes, arrive une dame, qui demande au préposé un renseignement. La dame ne parle que Kabyle ou français. Problème pour l'agent, qui, par galanterie semble-t-il, quitte le guichet pour trouver un traducteur. Une dizaine de minutes plus tard, il rejoint son poste et s'affaire à remplir les formulaires. La patience des citoyens commence à diminuer au fil des minutes qui s'égrènent. Arrive finalement notre tour, 30 minutes après notre arrivée, l’agent nous dit que la légalisation en français d’un document, ne se fait que dans les grandes mairies des villes, heureusement qu’on avait ciblé la bonne mairie, autrement dit on serait tombé dans un autre problème. En tout et pour tout, 45 minutes d'attente pour se faire légaliser le document en question. Pour ce qui est du certificat de résidence, en l’examinant de plus près, nous y avons cependant constaté une singularité et pas des moindres. Le document en question est un formulaire destiné à être employé, dans une imprimante, mais rempli à la main. Après avoir attendu tout ce temps au sein du service de l'état civil, nous n'avons pas le courage de rester une minute de plus, pour avoir des explications sur cette bizarrerie. A l'origine, de tels formulaires devaient être imprimés et remplis par un ordinateur. Chose qui permettrait de désengorger un tant soit peu les guichets. Pourtant l'APC de Mostaganem, en délocalisant le service de l'état civil, du siège de la mairie où il se trouvait auparavant, avait calculé que cette nouvelle infrastructure permettrait d'éviter les files d'attente, mais il n'en est rien. Certes, l'exiguïté ne se ressent plus mais des nerfs d'acier sont recommandés pour se faire délivrer un document administratif.

R. Belhabiri
Dimanche 17 Octobre 2010 - 00:01
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MOSTAGANEM
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