REFLEXION

SELON LA GENDARMERIE NATIONALE : Trente-six enfants kidnappés en juin

Trente six enfants ont été enlevés au courant du mois de juin, selon les statistiques de la gendarmerie nationale citées, ce samedi 23 juillet, par la Chaîne de radio internationale.



SELON LA GENDARMERIE NATIONALE : Trente-six enfants kidnappés en juin
La Fondation Nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche (Forem) affirme qu'il s'agit d'un chiffre « extrêmement alarmant »en prévenant qu'il doit être revu à la hausse en prenant en considération les statistiques des services de police. « Si on se référait aux chiffres donnés par le Ministère de l'Intérieur au cours des années précédentes et qui parlaient d'une moyenne d'une centaine d'enlèvements par an, ce chiffre serait très inquiétant. Il traduit plusieurs facteurs, dont le fait que la société est aujourd'hui traversée par des individus sans scrupules qui font du kidnapping d'enfants un business », s'inquiète le Pr Mustapha Khiati, Président de la Forem. Ainsi, il est nécessaire aujourd'hui, poursuit-il, de mettre en place une stratégie spéciale pour lutter contre ce phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur. « La législation algérienne ne considère une personne disparue que si elle ne donne pas signe de vie pendant 48 heures alors que tout se joue pendant les premières heures », explique le Pr Khiati. « Lorsque la disparition d'un enfant est signalée par ses parents, les services de sécurité devraient réagir dans les minutes qui suivent en diffusant sa photo et en mettant en place un périmètre de sécurité », ajoute notre interlocuteur. Même si la police, la gendarmerie et les spécialistes semblent avoir pris conscience du problème, la législation algérienne continue d'accuser beaucoup de retard. « Il faut aussi être plus sévère dans les textes avec les auteurs de kidnappings. On est pour que la peine de mort soit maintenue pour les kidnappings suivis de viols puis de meurtre », lance Mustapha Khiati. Il estime que la peine devrait être dissuasive. La sensibilisation des parents lui paraît aussi un impératif. « Si on fait un enfant, on l'assume », insiste t il. Le Pr Khiati affirme qu'il est inconcevable aujourd'hui de déléguer une partie de la responsabilité aux enfants. « Ils ne devraient pas être lâchés comme ça dans la nature. Pour y remédier, les services publics devraient faire des campagnes de sensibilisation pour amener les parents à prendre leurs responsabilités », souligne t il.

Ismain
Dimanche 24 Juillet 2011 - 10:20
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ACTUALITÉ
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