REFLEXION

SELON L’EXPERT MALEK SERRAI : Le ministère de l’agriculture manipulerait les chiffres du blé

La facture d’importations de blé de l’Algérie a frôlé la barre de 600 millions de dollars au premier trimestre 2011. Elle est supérieure à 2,6 milliards de dollars entre 2009 et 2010, ce qui suscite des doutes chez les experts et les techniciens avertis sur la réalité des quantités produites localement. Les quantités importées annuellement ne descendent pas de moins de 5,7 millions de tonnes selon les statistiques douanières.



SELON L’EXPERT MALEK SERRAI : Le ministère de l’agriculture manipulerait les chiffres du blé
Les quantités importées annuellement ne descendent pas de moins de 5,7 millions de tonnes selon les statistiques douanières.Pour le Président d’honneur de l’Union nationale des agronomes, Malek Serrai, les bilans reluisants sur la production nationale annoncés ces dernières années par le ministère de l’Agriculture sont loin de refléter la réalité. «Il y a une spéculation de la part du ministère de l’Agriculture, une vraie manipulation des chiffres sur les quantités officielles soi-disant produites», a-t-il souligné dans une déclaration à Maghrebemergent.info. Selon cet expert international en économie, le ministère a tendance à gonfler les chiffres pour faire croire à l’opinion publique que la politique agricole du pays est une réussite. «Mais la réalité des fortes importations est là pour nous rappeler que nous sommes toujours dépendant du marché mondial même si nous continuons d’afficher de fausses quantités», insiste M. Serrai, pour qui les 6,1 millions de tonnes de céréales n’ont jamais été atteintes.

La Chasse aux primes, mauvaise incitation

Ce consultant international en économie a dénoncé d’autre part certains groupes d’agriculteurs et minotiers peu scrupuleux qui trichent sur les avantages accordés par le gouvernement. Il a révélé que des minotiers achètent des quantités de blé qui dépassent de loin leurs capacités de trituration, et revendent le surplus aux céréaliculteurs, qui, à leur tour le revendent à l’OAIC afin de bénéficier de la prime de rendement. «Le pire dans tout cela est que ces pratiques amènent le ministère à une vraie manipulation de chiffres et d’octroi de prime de rendements sur des quantités qui, en réalité, ne sont pas produites en Algérie», a-t-il regretté. De telles pratiques ont été dénoncées également par certaines chambre de commerces tels Bouira et Ain Témouchent.Ainsi, pour cet expert le retour massif aux importations en 2011 à travers la suppression des taxes sur l’importation du blé dur notamment, est un impératif pour répondre aux besoins réels de la population vue que le pays est très déficitaire. Des propos confortés par les statistiques que nous avons recueillies auprès des douanes sur les importations de blé dont la facture a encore grimpé à 591,91 millions de dollars au premier trimestre 2011 pour un volume de 1,65 millions de tonnes, contre 340,42 millions de dollars pour 1,5millions de tonnes durant la même période de l’année précédente. Au-delà du fait que l’Algérie soit un gros importateur mondial de blé, cette hausse vertigineuse des dépenses est due également au renchérissement des cours de l’or jaune sur les marchés mondiaux du fait de la spéculation, selon M. Serrai.

Ismain
Lundi 16 Mai 2011 - 12:32
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ACTUALITÉ
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