REFLEXION

SECTEUR URBAIN EL MAQARRI ORAN : Un service d’état-civil qui fait voir rouge



A la vue des visages renfrognés des usagers à leur sortie de cette administration, il est facile à tout quidam de deviner aisément que les choses ne vont pas comme on l’aurait souhaité, c'est-à-dire comme elles devraient se dérouler au niveau d’une administration publique. Le comportement de certains employés (ées) envers les usagers est si mauvais qu’on se demande qu’il n’est pas fait sciemment pour ternir l’image de l’Etat qui, pourtant, met tout en œuvre dans une lutte acharnée contre la bureaucratie afin de faciliter les démarches aux citoyens visant à le rapprocher de son administration. A l’exception de quelques agents, c’est bien loin d’être le cas au niveau de cette annexe de la mairie d’Oran. Le service d’état-civil fonctionne, nous a-t-on confié, sous l’autorité d’un agent qui avait été suspendu pendant plus d’une année de son poste, pour des raisons qu’on voudrait ignorer, et ce qui n’est pas une référence. Le nombre de demandes d’extrait d’acte de naissance « acceptables » est limité à une trentaine par jour, et le demandeur est tenu de se présenter en personne muni de sa carte nationale d’identité. D’où le nombre de problèmes qu’on peut imaginer. Notamment pour un citoyen qui a besoin d’un extrait de naissance pour, justement, constituer un dossier de demande de carte nationale d’identité qui se trouve en train de patauger au milieu d’un cercle vicieux, ou le citoyen qui habite loin de sa ville natale Oran et chargerait une personne tierce pour lui retirer ce fameux document. Dernièrement, une dispute avait éclaté entre le responsable et un citoyen venu demander un extrait d’acte de naissance concernant son épouse. Le préposé avait refusé d’enregistrer sa demande, exigeant la présence en personne de la femme, ce qui semblait absolument absurde pour les personnes présentes dans le hall. C’est devant la fermeté du demandeur que le « chef » a fini par ordonner l’enregistrement de la demande et de lui faire délivrer un récépissé de dépôt. L’autre casse-tête, nouvellement inventé, est celui de la délivrance du fameux extrait d’acte de naissance désigné sous le nom de code S 12, qui ne peut être demandé qu’au niveau du service d’état-civil central, situé à proximité de l’hôtel de ville d’Oran, et qui ne peut être paraphé que par le maire en personne. Là, le nombre est également limité à une trentaine par jour. Si bien que les citoyens ayant besoin de ce document sont devant la porte du service en question dès quatre heures du matin, pour espérer faire partie des 30 heureux élus. Rencontrée sur les lieux, avant le chant du coq, une dame ayant besoin de faire renouveler sa carte nationale d’identité arrivée à expiration, nous a affirmé qu’elle était à sa troisième chaine sans succès. Sans sa carte nationale d’identité, il lui est impossible de percevoir sa modeste pension de réversion dont elle vit. « Comme il s’agit d’un document rendu, désormais, indispensable pour l’obtention de la CNI et du passeport, et qui n’est délivré qu’une fois dans la vie, certains pourraient bien attendre toute leur vie espérant son obtention. Surtout à Oran, la plus grande commune d’Algérie qui compte plus d’un millions et demi d’habitants sans compter les natifs de la ville dispersés à travers l’Algérie et à travers le monde. Il faut désigner plusieurs maires avec délégation de signature pour arriver à satisfaire toutes les demandes… » Nous a déclaré un citoyen, qui n’a pas caché sa joie en obtenant son fameux « S12 ». Un autre citoyen, qui n’a pas eu la chance, ce jour-là, de faire partie des 30 bienheureux, n’a pas manqué d’assimiler cette histoire de « S12 » à celle de l’idée saugrenue lancée sur « l’identité nationale » lancée par le gouvernement raciste français qui visait, selon lui, les citoyens d’origine algérienne surtout.

A. Salim
Mardi 3 Août 2010 - 11:39
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