REFLEXION

SECTEUR DES TRANSPORTS A MASCARA : Un déficit en matière d’infrastructures

La wilaya de Mascara qui est à vocation agricole et qui voit son statut s’améliorer en agro-alimentaire et en tourisme, bien que le développement de ce dernier créneau se fasse au ralenti, elle développe progressivement son transport qui va en pair avec son développement local, elle se place parmi les wilayas importantes du pays grâce à son potentiel matériel.



Son parc se compose de 1600 bus qui assurent 3200 postes de travail entre chauffeurs et receveurs ainsi qu’un nombre non négligeable d’autres personnes intervenants. La majorité des chauffeurs sont épuisés à cause des retraités qui travaillent en parallèle dans le but d’améliorer leurs revenus mensuels, mais d’autre part, ils bloquent la voie du travail devant de jeunes chômeurs. Ces chauffeurs sont recrutés parce qu’ils n’exigent pas de couverture sociale, c'est-à-dire moins de charge pour le transporteur contrairement aux jeunes qui exigent un bon salaire et une couverture sociale. Les receveurs, dans leur majorité, sont recrutés sans formation acceptant le salaire de 1000 DA/Jour, mais trouvent d’autres astuces pour arrondir leurs journées. Les 1600 bus desservent 150 lignes en inter-wilayas, inter-daïras, urbaines et rurales, ils assurent le déplacement journalier de plus de 43.700 personnes, un chiffre à multiplier par le nombre de rotation de chaque bus. La wilaya compte également 3800 taxis en exploitation bien que 4370 licences sont délivrées, certaines de ces licences ne sont pas exploitées, le ratio est de 1 taxi pour 240 citoyens. Le secteur du transport enregistre un manque en matière d’infrastructures qui font défaut. En effet, sur les 16 daïras que compte la wilaya, seules quatre ont leurs gares routières de classe B à l’exception du chef-lieu de la wilaya qui possède une gare routière de classe A, c’est une infrastructure héritée du secteur de l’agriculture puisqu’elle servait auparavant de marché au gros (OFLA-COFEL) et la transformation ne s’est pas faite dans les normes c’est pourquoi, on constate qu’un espace considérable se trouve inexploité dans les sous-sols de cette gare. Les moyens d’accueil font défaut, manque de commodités dans les restaurants, les cafés, les salles d’attente, les abris bus, les quais. Si on pense au développement du tourisme il est temps qu’on pense aux structures de base, un touriste mérite qu’on lui présente un bus bien entretenu, un abribus  muni d’un banc où il peut attendre à l’aise son bus, une salle bien entretenue, des magasins bien aménagés et où les produits sont bien exposés, un café aux tables propres et des serveurs en tenue impeccable. A ceci s’ajoute le manque de sanitaires au niveau des arrêts de bus au niveau des daïras,  le manque d’eau, des magasins, la  gare doit refléter l’image de la ville et de sa population  pour un touriste. Le transport n’est pas l’affaire de la direction du transport seulement, c’est l’ensemble des secteurs qui doivent s’impliquer pour mettre les choses sur les rails.

B. Boufaden
Dimanche 18 Juin 2017 - 19:37
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