REFLEXION

SECTEUR DE L’EDUCATION : La grève se poursuit à Ain Temouchent et Mascara et les parents d’élèves préoccupés

Le mouvement de grève entamé à la suite de l’appel des bureaux des organisations syndicales des fonctionnaires et travailleurs de l’éducation UNPEF et CNAPEST se poursuit à travers les différents établissements des 3 cycles de l’enseignement implantés à travers les wilayas d’Ain Temouchent et Mascara.



Selon les services de l’éducation de la wilaya d’Ain Temouchent, 678 fonctionnaires de l’éducation sur un nombre  global réparti en personnel pédagogique et administratif de 7018 ont suivi le mouvement de grève, soit un taux de 9,66%, suivant la situation de la grève du 09 février 2014. Les statistiques font état également que 45  enseignants de l’enseignement primaire sur un nombre total de 1805  soit un taux de 2,25%.Le cycle de l’enseignement moyen a connu la poursuite de la grève de 193 PEM sur un nombre  total de 2978 PEM, soit un taux de 5,48%, alors que celui de l’enseignement secondaire a été marqué par une grève de 440 PES sur un nombre total de 1860 PES, soit un taux de 23,66%. Par contre, le syndicat de l’UNPEF a déclaré à la presse locale que la grève a été suivie durant la journée du jeudi 07 janvier 2014 à un taux de 64% .Au lycée »Maliha Hamidou «  d’Ain-Temouchent, on a remarqué que la grève  s’est poursuivie par 32 PES sur un nombre  total de 38 PES. Cet établissement de l’enseignement secondaire compte 900 élèves répartis en 30 classes pédagogiques. Le « Le C.E.M » Khobzaoui Mohamed qui compte 32 professeurs d’enseignement moyen avec 622 élèves active normalement, tandis que l’école primaire « Berkane Mohamed » implantée dans la ville nouvelle « El Akid Othmane  » d’Ain-Temouchent  a  connu la grève avec 18 Enseignants sur un nombre total de 29 enseignants et enseignantes, avec également 24 classes pédagogiques.  Rappelons que certains enseignants ont reçu des mises en demeure pour reprendre leurs fonctions, selon le bureau de wilaya UNPEF auprès duquel le journal s’est rapproché, et que ceci, selon nos interlocuteurs , va aggraver la situation tout en déclarant qu’ils mènent la grève dans les normes de la loi régissant la grève en insistant que le Ministère de tutelle doit appliquer les décisions prises en commun accord avec le syndicat UNPEF. Soulignons qu’une réunion extraordinaire a eu lieu, en date du 08 février 2014, au siège du bureau de wilaya UNPEF d’Ain-Temouchent, présidé par le secrétaire du bureau UNPEF en présence des membres du bureau de wilaya UNPEF. Au cours de cette assemblée, il a été mis l’accent sur la prise en considération du communiqué du conseil national UNPEF du 09 janvier 2014, la notification du jugement prononcée par la juridiction administrative doit être remise au président de l’UNPEF, représentant légal du syndicat, ainsi que par un huissier conformément  aux articles 406 au 416 du code de la procédure civile et administrative.  A l’issue de cette assemblée, il a été décidé à l’unanimité de la poursuite de la grève. Le journal a été destinataire d’une copie du communiqué de cette assemblée extraordinaire portant N°02-2014, signé par Président de l’UNPEF de la wilaya d’Ain-Temouchent. Notons également que les parents d’élèves qui semblent très préoccupés par ce mouvement, exhortent  les grévistes à reprendre le travail  pour l’intérêt général de l’enseignement et de l’élève, tout en souhaitant qu’une solution soit dégagée devant satisfaire toutes les parties. Soulignons dans ce même cadre, que le SATEF se dissocie du mouvement de la grève.   
Une grève qui en dit long à Mascara
À Mascara, les associations des parents d’élèves  se sont soulevés pour dénoncer le comportement des enseignants qui ont exagéré  disent-ils par une grève qui dépasse trois semaines au détriment du rythme scolaire régulier du cursus des enfants. Mme Fatiha qui a trois fillettes scolarisées disait « Mes filles sont à la maison depuis plus de quinze jours comment voulez-vous qu’ils arrivent à suivre  normalement leur scolarité une fois qu’elle est perturbée par ces arrêts répétés des enseignants qui préfèrent faire du clanisme pendant que d’autres s’adonnent ouvertement  au su et au vu de tous à des activités commerciales lucratives. Les élèves des classes d’examen du moyen et du secondaire notamment commencent à s’inquiéter du devenir de leurs examens de fin d’année en ce sens que le programme pédagogique n’a pas été épuisé dans sa totalité même si certains professeurs préfèrent faire des cours particuliers à domicile moyennant argent et payer rubis sur ongle par les parents pour permettre à leurs enfants d’assimiler le programme en question malgré les contraintes d’ordre financier et moral pour l’élève qui n’arrive point à joindre les deux bouts pour mieux se préparer à l’examen qui sanctionne toute une année de labeur continue.                            

B.Abdelgheffar -B.BOUFADEN
Dimanche 9 Février 2014 - 17:36
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