REFLEXION

SECTEUR DE L’AGRICULTURE : Les fellahs dénoncent les obstructions des banques

En dépit du discours rassurant des pouvoirs publics, insistant sur la nécessité d’encourager les agriculteurs, à plus et mieux rentabiliser les récoltes agricoles, dans le cadre de la stratégie d’autosuffisance alimentaire, des dizaines de fellahs, continuent de subir les lenteurs bureaucratiques, en matière de traitement des dossiers liés aux prêts bancaires, et aux facilités accordées par l’Etat.



En effet, les fellahs des régions de Misserghine et de Boutlélis, à l’instar d’autres à l’échelle de la wilaya d’Oran, se disent tourmentés par les lenteurs au niveau du traitement de leurs dossiers de demande d’octroi au crédit bancaire. Les agriculteurs affirment qu’à chaque fois qu’ils se présentent auprès des banques, celles-ci reconsidèrent les procédures en demandant plus de documents que très souvent les fellahs éprouvent certaines difficultés à s’en approprier, d’où le retard qui se répercute automatiquement sur l’entame de leurs projets. Cette longue période rend souvent le crédit inutile, ce qui emmène certains agriculteurs à renoncer à son obtention. Aussi, face à cet état de fait, les agriculteurs de cette partie de la wilaya d’Oran sollicitent les responsables concernés afin d’alléger les dossiers pour l’octroi de ces crédits, tout en limitant la durée du traitement des demandes. Du côté des banquiers, on explique que les documents demandés pour ces crédits sont demeurés les mêmes depuis longtemps et ce sont les agriculteurs qui ne fournissent pas toutes les pièces exigées, ce qui nuit au traitement des dossiers. Ils citent l’exemple de la carte magnétique, une pièce indispensable, dont malheureusement la majorité des demandeurs ne dispose pas. Un autre obstacle freine les demandes de crédits, puisqu’il s’agit de la procédure de l’hypothèque qui reste une des clauses les plus importantes dans le contrat d’attribution d’un crédit quel qu’il soit d’ailleurs. Sur ce point, il faut savoir qu’un bon nombre de fellahs n’ont pas de biens à hypothéquer et parfois même n’ont même pas d’actes de concession des terres qu’ils cultivent. Un imbroglio qui pénalise beaucoup de fellahs qui ne peuvent avoir accès aux crédits et qui met, quelque peu, dans l’embarras les banques qui sont tenues par un respect des lois concernant l’octroi des prêts.

Medjadji. H
Mercredi 4 Décembre 2013 - 16:29
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Oran
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