REFLEXION

SE DISANT VICTIMES D’UNE DECISION DISCRIMINATOIRE : Des éleveurs observent un sit-in devant le siège de la wilaya de Tiaret

Qu’est ce qui se passe à Ain D’heb ? Jadis les terres steppiques faisaient de cette commune un fleuron de la région. Présentement, ces terres provoquent le malheur de la population rurale et la dernière décision portant délimitation des terres interdites au pâturage n’a pas touché la partie de la population acquise au maire.



SE DISANT VICTIMES D’UNE DECISION DISCRIMINATOIRE : Des éleveurs observent un sit-in devant le siège de la wilaya de Tiaret
Pas moins de quarante éleveurs de la commune d’Ain D’heb dans la wilaya de Tiaret ont observé un sit-in devant le siège de la wilaya en signe de contestation de la décision prise par les autorités portant extension du périmètre des terres interdites au pâturage d’une superficie de 22 milles hectares. Cette superficie, a été déduite de celle utilisée par les éleveurs comme terrains de parcours. La superficie des terres steppiques d’Ain D’heb, est estimée à cent milles hectares dont quarante milles hectares classés terres interdites au pâturage. Les responsables concernés, ont ajouté 22 milles hectares pour que la superficie totale atteigne 62 milles hectares et certains responsables, ont squatté plus de 10 milles hectares. La superficie restante (20 milles hectares) a été squattée par des particuliers, et ne suffit guère pour terrain de pacage pour des dizaines d’éleveurs. « Le maire avait squatté plus de dix milles hectares » apprend-t-on d’un contestataire. Trois représentants des contestataires, ont été reçus par le chef de cabinet du wali, qui leur a promis de faire part de leurs problèmes au wali et les a invité à aller voir le chef de Daira d’Ain D’heb, mais non convaincus de cette attitude, dans la mesure où un arrêté a été signé par le chef de l’exécutif validant la décision contestée selon ces éleveurs. Ces derniers, se disent victime d’une décision discriminatoire et ont déclaré qu’ils sont déterminés à aller jusqu’au bout. Selon ces contestataires, le maire leur a ironiquement déclaré d’aller chercher ailleurs des terres qui leur conviendront. « Il faut vendre vos bêtes et quitter les lieux vers vos wilayas d’origine » témoigne un éleveur. Le hic, c’est que ces éleveurs n’ont pas où aller « nous sommes nés sur ces terres, nous y sommes et nous y resterons » tonne un contestataire. Ces éleveurs doivent prendre leur mal en patience et attendre ce que va décider le chef de Daira d’Ain D’heb. Pourra-t-il passer outre l’arrêté du wali ? Ou s’agit-il d’une façon d’apaiser les esprits ? Pour rappel, même des terres de particuliers ont été touchées par cette décision. La question qui reste posée, qui a fait l’étude et la proposition de cette opération ? A-t-il pris en considération la situation sociale de toute une population ? Les éleveurs observent des sit-in pour attirer l’attention des hautes instances du pays sur la situation insupportable, qu’ils vivent depuis que le maire les a mis dans le collimateur, pour l’avoir dénoncé aux services de la présidence de la république et du premier ministère à Alger. Ils interpellent qui de droit pour une éventuelle intervention afin de préserver leur cheptel et par conséquent le patrimoine animal.

Fayçal
Mardi 6 Septembre 2011 - 11:14
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