REFLEXION

SANTE SCOLAIRE A SAFSAF : Des dizaines de cas de pédiculose recensés durant le 2ème trimestre

Les poux véhiculent une image de précarité et d’hygiène délaissée, ces parasites sont très fréquents sur les têtes des enfants, surtout à travers les écoles primaires de la région de Safsaf, et les régions rurales affectant alors enfants et parents de tous milieux… malheureusement, leur éradication totale n’est pas pour demain.



Passant par des périodes de disparition plus ou moins longues, ils finissent toujours par réapparaître. Cette épidémie, considérée comme tabou par la quasi-totalité des parents, fait des ravages parmi les enfants scolarisés de cette région et les régions rurales. A ce sujet, les médecins relevant de l’UDS, arrivés sur les lieux de l’école primaire de Zhahfa ont constaté que plus d’une dizaine d’élèves sont affectés par les poux. Ils ont eu aussi à constater un manque flagrant d’hygiène, tout en déplorant d’autre maladies, telles que la grippe saisonnière, les allergies. Notant qu’un bon nombre d’élèves n’est pas également vacciné.  Selon le médecin chargé de cette mission, plusieurs cas similaires ont été enregistrés à travers plusieurs écoles de la région de Safsaf à l’image d’Ouled Miloud, Ouled Chefaa où le nombre d’enfants affectés dépasse les 100 cas et ce, depuis le début de l’année scolaire en cours. Ce chiffre est considéré comme une sonnette d’alarme et donne bien du souci aux enseignants. Cependant un parent questionné sur le parasite qui affecte sa fille, répond, «J’ai beau laver ma fille pour la débarrasser des poux mais je n’y arrive pas vu que dès le lendemain elle en ramène’ encore de son école contagion oblige. » Il est utile de signaler, car ce parasite est extrêmement contagieux et les enfants issus de douars sont plus enclins à attraper des poux, en particulier dans les classes d’enfants âgés de 4 à 13 ans, lesquels sont très souvent confrontés à ces parasites. Les médecins considèrent la  pédiculose, comme synonyme de misère et de manque d'hygiène pour la société. Car selon eux, parmi les facteurs qui ont favorisé la progression de cette épidémie uniquement dans cette région est que les enfants manquent d’hygiène et ne se lavent pas les cheveux régulièrement. Encore, ils vivent et jouent souvent en groupe et surtout avec des animaux, tels que les chiens Il faut noter également que la quasi-totalité des parents par honte, refusent d'alerter l'école pour éviter à leurs enfants d'être mis en quarantaine ou pire taxés de pouilleux. En matière de prévention, il est préconisé le traitement de la personne ayant des poux ou des lentes vivantes avec un produit approprié. Il est recommandé de refaire un traitement au bout d'une huitaine de jours, de surveiller régulièrement d'éventuelles nouvelles éclosions de lentes et de soigner aussi les sujets en contact. Les vêtements doivent être lessivés, sans oublier les casquettes, bonnets, foulards, etc. Il est également important d'examiner tous les autres membres de la famille. Il faut savoir que la contamination se fait par contact direct : literie et vêtements, transports en commun et, surtout, école. 

Gana Yacine
Mercredi 16 Mars 2016 - 18:26
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MOSTAGANEM
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