REFLEXION

SANTE PUBLIQUE : L’hygiène dans les établissements hospitaliers est-elle respectée ?

Dans le souci d'assurer une protection optimale de la santé publique et garantir des conditions de prévention au sein des établissements hospitaliers, le législateur algérien n’a pas lésiné sur les lois et décrets afin que les responsables concernés gèrent ces structures sanitaires avec rigueur en matière d’hygiène. Dans ce contexte, au niveau de chaque établissement de santé, une commission d’hygiène est désignée dont les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement sont régis par des recueils et textes réglementaires.



Gestion des Etablissements de Santé
Le saviez-vous qu’au niveau de chaque établissement Sanitaire, il existe une commission d’hygiène dont les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement sont régis par les dispositions de l’arrêté     N° 167 du 09 décembre 1982 conformément aux décrets 81-65 et 81-06 du 18 avril 1981 portant organisation de l’administration du ministère de la santé, et création et organisation des secteurs sanitaires.  Et également les arrêtés N° 022 du 24 Novembre 1981 portant organisation et fonctionnement des secteurs sanitaires, ainsi que le N° 834 du 30 novembre 1981 portant règlement intérieur type des secteurs sanitaires et établissements hospitaliers spécialisés autres que psychiatriques. D’élaborer un programme de surveillance concernant l’hygiène et l’entretien des équipements, des locaux, des allées, cours et jardins. La commission doit se réunir en séance ordinaire une fois par trimestre sur convocation de son président. Elle peut se réunir en séance extraordinaire à l’initiative de son président, à la demande du directeur de l’établissement ou d’un chef de service. Le président de la commission élabore à l’intention du conseil de direction de l’établissement un rapport trimestriel rendant compte des résultats obtenus dans les domaines relevant des missions de la commission d’hygiène.  
C’est à partir d’écrits, de mémoires, et articles, que nous avons choisi à titre d’exemple d’aborder le thème de la gestion des déchets organiques et de le publier pour informer le citoyen de l’intérêt que la santé de chacun de nous préoccupe en haut lieu, les instances concernées.
 
La gestion des déchets organiques
Règlementations

D’après la loi N° 01-19 du 12 décembre 2001 relative à la gestion des contrôles et à l’élimination des déchets :
Qu’est-ce qu’un déchet ? Tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, et plus généralement, toute substance, ou produit et tout bien meuble dont le détenteur se défait, projette de se défaire, ou dont il a l’obligation de se défaire ou de l’éliminer.   
Qu’est-ce qu’un déchet spécial dangereux ? Tous déchets spéciaux qui par leurs constituants ou par les caractéristiques des matières nocives qu’ils contiennent sont susceptibles de nuire à la santé publique et/ou à l’environnement.
Qu’est-ce qu’un déchet d’activité de soins ? Tous déchets issus des activités de diagnostic, de suivi et de traitement préventif ou curatif, dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire.  
La gestion des déchets ? Toute opération relative à la collecte, au tri, au transport, au stockage, à la valorisation et à l’élimination des déchets, y compris le contrôle de ces opérations.  

CE QU’IL FAUT SAVOIR
On peut entrer à l’hôpital avec une maladie et on en sortir avec deux, cela n’est pas une mauvaise plaisanterie, mais dans de nombreux cas c’est la triste réalité. Et cela peut vous arriver aussi. Après un grave accident, vous pouvez vous trouver dans un hôpital tout près. Heureusement ! Ou malheureusement, si c’est un hôpital avec 60% d’infection secondaire des patients. Et quelles sont les causes de telles conditions fatales ? C’est souvent le manque d’hygiène ainsi que le traitement incorrect des déchets. L’hôpital est une entreprise de services qui nécessite une gestion des déchets d’autant plus d’hygiénique que d’une part, il existe une forte concentration de production de germes pathogènes que, d’autre part, il s’y trouve des patients qui sont des personnes ayant une capacité de résistance diminuée.
Dans nos régions, les maladies infectieuses classiques bien connues, qui ont sévi autrefois, n’inspirent plus de frayeur. Mais il reste encore aujourd’hui des craintes envers l’hôpital moderne, on a peur des infections secondaires générées par les conditions internes de l’hôpital et qui se propagent partout spécialement en cas d’absence d’hygiène approprié dans la gestion des déchets.                                                                        Le danger se trouve aussi à l’extérieur de l’hôpital, si les déchets ne sont pas transportés et éliminés dans des conditions correctes. Il existe de grands risques pour toutes les personnes chargées du transport, du traitement et de la mise en décharge des déchets hospitaliers. Il en est de même pour la population qui habite autour des installations de gestion de déchets. Pour cette raison, le traitement correct des déchets hospitaliers doit être basé sur la considération des aspects suivants :
La santé et la sécurité des personnes à l’intérieur de l’hôpital, à savoir le personnel, les patients et les visiteurs.
La protection de la population à l’extérieur de l’hôpital, contre les maladies contagieuses, La protection de l’environnement, Les raisons éthiques, L’exploitation du potentiel pharmaceutique des déchets.

CLASSIFICATION DES DECHETS HOSPITALIERS
Le terme « déchets hospitaliers » est utilisé pour faire référence à tous les déchets produits dans les hôpitaux pendant la mise en œuvre de leurs fonctions institutionnelles, ces résidus peuvent être plus ou moins dangereux, en fonction des différents services de l’hôpital d’où ils proviennent.  Il apparait important et nécessaire de classer les différents déchets en fonction des modes de gestion et des techniques de traitement qu’ils requièrent. Ci-après, sont indiqués les différents types de déchets hospitaliers selon leur origine et les modalités appropriées, déjà éprouvées de leur traitement :
Type A : déchets normaux, il s’agit de déchets domestiques ne nécessitant aucune manipulation particulière. Ce sont des déchets produits par l’administration de l’hôpital dont journaux etc… Pour les services de nettoiement, on peut citer les gants de ménage, les chiffons etc... S’agissant des cuisines, c’est les restes des repas, des bouteilles en plastique etc...  Enfin les magasins et les ateliers, dont les matières appropriées doivent être recyclées ou réutilisées pour des raisons de protection de l’environnement.
Type B : Déchets des patients : déchets qui nécessitent une gestion spéciale à l’intérieur de l’hôpital. Le but de cette gestion particulière est de prévenir la propagation de germes pathogènes à l’intérieur de l’hôpital. En effet, ces déchets peuvent potentiellement infecter les personnes dont les capacités et résistance sont diminuées par le fait de la maladie, du stress, des lésions. A l’extérieur de l’hôpital, ces déchets peuvent être manipulés de la même façon que les déchets normaux. Ce type de déchet provient généralement des chambres des patients internes, des services d’examen des patients externes et des services des urgences.     
Types C : Déchets infectieux : Ce sont les déchets potentiellement infectieux qui requièrent une gestion spéciale à l’intérieur comme à l’extérieur de l’hôpital. Ce groupe comprend tout déchet provenant des services d’isolement dans lesquels sont installés les patients atteints de maladies infectieuses contagieuses, telles que le choléra, le typhus, la diphtérie, le paratyphus, la tuberculose, les poliomyélites. Il inclut aussi les déchets issus de laboratoires microbiologiques ainsi que les déchets des animaux utilisés dans les laboratoires pour les expériences portant sur les maladies infectieuses. Cette catégorie de déchets englobe surtout tous les articles jetables, issus des différents services hospitaliers, tels que les aiguilles et les objets coupants, qui sont souillés de sang ou de sécrétions humaines et qui constituent un risque réel d’infection quand ils sont manipulés et déposés.
Type D/ Déchets anatomiques : Ce type de déchets requiert un traitement spécial, non pas dans un but de prévention des infections, mais plutôt pour des raisons éthiques ou d’exploitation de leur potentiel pharmaceutique. Ce groupe comprend les parties de corps humaines issues des salles d’opérations, des salles d’accouchement, des morgues, des autopsies. Il s’agit de tissus organiques, de membres amputés et de placentas.
Type E : Autres déchets dangereux : Les hôpitaux fournissent un service et en conséquence, possèdent des infrastructures techniques qui peuvent générer des déchets dangereux similaires aux déchets industriels. Ce groupe englobe les types de déchets qui, pour des raisons légales ou en raison de leurs propriétés physiques ou chimiques sont classés comme dangereux et nécessitent une gestion spéciale. Il s’agit par exemple d’acides, d’huiles usées, de solvants etc… Ce type de déchets peut inclure les matières radioactives qui selon la règlementation, ne peuvent être manipulés que par un personnel autorisé.     

 

Said
Mercredi 26 Août 2015 - 17:30
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ACTUALITÉ
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