REFLEXION

SAISON ESTIVALE : De quel environnement parle-t-on ?

Nonobstant, les sorties sur le terrain et manifestations culturelles diverses organisées pour la sensibilisation des citoyens quant à la sauvegarde du milieu dans lequel on vit, rien ne semble à même de mettre fin à certaines pratiques mettant en danger la santé de la population.



SAISON ESTIVALE : De quel environnement parle-t-on ?
En effet, les plages de la côte mostaganémoise continuent d’être souillées par les rejets d’eaux usées, ce qui a conduit justement à la fermeture de certaines d’entre elles l’an dernier surtout que le Chelif charrie quotidiennement quelques 70 mille m3 d’eaux usées de part et d’autre de son embouchure, un lieu où viennent barboter chaque année des milliers d’estivants, sans pour autant inquiéter les responsables concernés et sans parler d’autres plages également agressées par le phénomène comme celles de Kharrouba ou Ouled Boughalem pire à Khadra, petite ville côtière qui tire son nom de la forêt qui est située à 2km de la mer avec ses deux plages de Sidi Ladjel et Aïn Kadour à 72 km à l’Est de Mostaganem sur la R11, les eaux usées provenant de l’agglomération se déversent carrément en pleine forêt, ce qui a pour effet de faire fuir les visiteurs, tellement l’atmosphère y est devenue irrespirable. Du côté de Sidi Ali, les riverains de la décharge publique crient leur détresse face à la fumée qui se dégage des ordures qui brulent, et se plaignent des agressions des moustiques et autres insectes piqueurs, qui leur rendent la vie intenable. Selon les habitants, plusieurs de leurs enfants souffrent d’allergies ou de maladies respiratoires, sans compter également les différentes unités de fabrication, telles la SNTA (Tabac) et les unités de torréfaction de café ainsi que les étables installés en plein tissu urbain affectant en permanence la santé des citoyens. Selon des indiscrétions, une dizaine d’unité de fabrication de sachets noirs continuent d’activer dans la clandestinité à Mostaganem. La production de ces sachets à base de produits cancérigènes ne cesse de faire le bonheur de certains commerçants de la ville qui passe par l’exploitation des enfants sillonnant les souks et marchés de la wilaya. Il ya lieu de dire aussi qu’en l’absence de contrôle et de suivi, des centaines d’hectares de terres agricoles continuent d’être irriguées à partir des eaux usées. Alors quand le citoyen va-t-il prendre conscience de ces dangers. « En somme, la célébration de la journée de l’environnement doit se matérialiser par des actes concrets et non plus par de simples idées réductrices qui ont déjà montré leurs limites, concluent nos interlocuteurs. »

Houssam
Samedi 11 Juin 2011 - 10:36
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MOSTAGANEM
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