REFLEXION

SAIDA : Une rencontre nationale sur l'histoire de l’Etat algérien

La Fondation Emir Abdelkader sous la présidence du Dr Chamil Boutaleb a organisé au niveau de la Fondation Emir Abdelkader, section de Saida une rencontre nationale à laquelle ont participé plusieurs wilayas, où plusieurs professeurs d’histoire se sont succédés à la tribune d’honneur pour traiter le thème « La démarche et l’histoire de la fondation de l’Etat Algérien ».



SAIDA : Une rencontre nationale sur l'histoire de l’Etat algérien
Le président de la Fondation de l’Emir Abdelkader section de Saida est intervenu pour faire connaitre et prouver aux présents, documents à l’appui, que l’Emir Abdelkader a vécu à Saida la ville qu’il a fondé, les documents du foncier montrent que plusieurs terres étaient la propriété de l’Emir Abdelkader et qui furent plus tard distribuées aux colons. Au niveau de cette ville, l’Emir a fait plus de 17 batailles toutes mémorisées par l’armée coloniale elle-même. L’orateur s’est étalé pour faire savoir à l’assemblée qu’après la tombée d’El Guetna entre les mains de l’armée coloniale, 3 jours plus tard c’est Saida qui tomba à son tour, l’Emir a fait de cette ville son deuxième fief après Mascara, le Hamam et le château en disent beaucoup sur son séjour. Ce jour, le débat est tourné exclusivement sur qui est l’Emir Abdelkader ? Cet homme sur qui, il y a eu plus de spéculation, le taxant comme membre de la franc-maçonnerie, ensuite de repenti à l’Administration Française, or que l’Emir Abdelkader est un guerrier que même ses ennemis lui connaissent sa bravoure et son sacrifice pour son Etat. Dr Boutaleb Chamil, disait de son côté honte à nous de traiter notre héros, notre père spirituel de traitre, alors que les historiens disent le contraire. Voyant les professeurs Bouyadjra, Sohbi, Baba Ahmed pour ne citer que ceux-là leur intervention a laissé plus d’un sur sa fin pour connaitre le contenu de leur mémoire qui  en dit long sur cet homme exceptionnel. Dr Sohbi d’Oran dit de son côté que la Fondation n’est pas une institution lucrative, elle défend l’esprit et la pensée de l’Emir dans l’élan de la spiritualité de cet homme, ceux qui cherchent le profit à travers l’association se peaufinent pour avoir des gains, c’est pourquoi deux esprits font la fondation, l’un commercial et l’autre nationaliste et patriotique. Au niveau des sections de Saida, Relizane, Laghouat, Tlemcen  et Oran, ces annexes ont été élues par un lectorat consigné par un huissier dans un registre, et disposent d’une comptabilité, d’un secrétaire général, ne cherchant aucun profit, M. Sahraoui en est la preuve, avec toutes ses dépenses sans contrepartie, l’homme disait « mon seul profit demeure l’Emir Abdelkader ». M. le wali de Saida a assisté à la journée en même temps que M. le P/APW de Saida. Dans une brève allocution, le chef de l’exécutif a souhaité la bonne réussite aux congressistes et leur a souhaité la bienvenue. M. Sahraoui est d’autre part intervenu devant le premier responsable de la wilaya que la ville de Saida ne porte que deux ou trois baptisations au nom de l’Emir et que plusieurs de ses prestiges historiques se sont dégradés. Le wali a promis au président de la Fondation de charger un archéologue de la wilaya pour procéder au recensement de ces prestiges. Pour clôturer la journée, les congressistes ont condamné fermement l’article paru dans le journal « Ennahar » traitant l’Emir Abdelkader de traitre et les Moudjahidine de la ville de Kouadria (Médéa) de Harkas et interpellent les autorités de prendre les mesures qui s’imposent devant une telle accusation diffamatoire à l’égard de personnalité nationaliste.

B. Boufaden
Lundi 13 Mai 2013 - 09:28
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