REFLEXION

SAIDA : Un asile psychiatrique à ciel ouvert



SAIDA : Un asile psychiatrique à ciel ouvert
Le nombre des malades mentaux dans la wilaya de Saida ne cesse d’augmenter, a t-on constaté de jour en jour. En effet, le service de psychiatrie de l’hôpital de Saida est toujours sans son médecin spécialiste et le peu de malades mentaux admis sont livrés à eux -mêmes. Les autres, c'est-à-dire la majorité de ces personnes fragiles et constituant un danger pour l’ordre public survivent quotidiennement dans la rue. Ainsi la population de la wilaya de Saida et surtout les femmes et les enfants font constamment l’objet d’agressions et d’indescriptibles comportements des malades mentaux. Pas plus qu’avant-hier , un malade mental, âgé d’une cinquantaine d’années et armé d’une barre de fer, a semé la terreur en plein centre ville de Saida où tout passant devant lui était une proie facile pour toutes sortes d’insultes et d’intimidation au point ou des femmes âgées courraient dans tout les sens pour éviter ce névrosé devant tout le monde et même ceux censés rétablir l’ordre ou encore ceux de la protection civile. (La réquisition du parquet pour leurs transferts vers des hôpitaux spécialisés comme celui de Sidi el Chahmi ne sert à rien puisque ces personnes débiles reviennent sur les lieux) nous confiera un citoyens désabusé. Cependant, ce cri de détresse n’est pas celui seulement de la population ou des passant mais celui également des commerçants tels les cafetiers et les restaurateurs.(Je gère un hôtel ou j’ai souvent affaire à des malades mentaux et parler de tourisme en cette saison estivale est de la pure utopie. Pis encore, des bruits et des mauvaises langues continuent d’évoquer le cas du transfert de certains malades mentaux des wilayas limitrophes par bus manu militari vers la ville des eaux. Ce calvaire indescriptible est vécu aussi par les familles et proches des malades mentaux puisque des bagarres éclatent au quotidien et ils ne savent pas à quel saint se vouer, d’ailleurs, la semaine dernière un malade mental a fait irruption dans un bain maure et les femmes qui s’y trouvaient ont vécu le cauchemar. La consommation des drogues et des psychotropes est la cause première de la prolifération de cette pathologie et des pharmaciens sans scrupules livrent sans ordonnances des médicaments destinés aux malades mentaux. En tout état de cause, les responsables du secteur de la santé doivent réagir pour sécuriser la population.

Kada Bilal
Jeudi 1 Juillet 2010 - 00:01
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RÉGION
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