REFLEXION

SAHA FTOUREK : Revenez après l’Aïd Ammi H’mimed !



«Revenez après l’Aïd Ammi H’mimed» demeure  l’unique phrase que les employés et autres agents des administrations et des services publics semblent  connaître au cours de ce mois et ne cessent de répéter avec  mépris au malheureux vieux administré qui ose se pointer en ces lieux et surtout perturber leur sieste si matinale.  En effet et malgré l’aménagement des horaires pour le Ramadhan, ce personnel administratif ne parait plus se contenter de cet avantage, il tend à en ajouter  davantage… !  Certains se pointent au bureau à 10 heures, aménagent un lit de fortune et poursuivent le sommeil interrompu juste pour le déplacement vers le lieu d’exercice, d’autres se ramènent à 11 heures avec une pile de journaux et se livrent aux jeux sans se soucier des citoyens qui attendent. Quant à la gente féminine occupant des postes au sein de l’administration publique, la majorité se met en congé et les plus malignes profitent du silence et  surtout de l’absence  presque quotidienne des  chefs au mois du carême, pour se couler le mois en shopping  et ne rendre visite au bureau que vers 14 heures, chargés de provisions pour le f’tour et repartir un quart d’heures après avec le sourire et des excuses. D’autres services publics restent presque déserts de 09 heures à 16 heures, et seuls un ou deux fonctionnaires de l’organisme, secondé par un agent de sécurité  tentent de le faire fonctionner au ralenti, mais toujours avec la fameuse expression « Revenez après l’Aïd » que ce dernier  en jouant des muscles, lance méchamment en guise de réponse  à tous ceux qui s’entêtent et s’enhardissent  à demander des explications  .Malheureusement, ce phénomène touchant plus particulièrement l’administration et les services publics , continue de se  distinguer  par un fort  taux d’absentéisme et d’abandon de poste  qui ne parait  point inquiéter aucun officiel et surtout  tendre  à se banaliser au cours du Ramadhan, censé également être un mois de labeur  pour un plus de piété . Hélas, les uniques perdants  de toujours  demeurent les administrés que nous sommes, contraints de supporter éternellement les lenteurs bureaucratiques et plus spécialement au mois sacré où ces dernières deviennent « obligatoires » et sans fin et nous obligent à prendre notre mal en patience et surtout à revenir après l’Aïd !    

ASM
Dimanche 12 Juillet 2015 - 17:58
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MOSTAGANEM
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