REFLEXION

SAHA FTOUREK : Ammi h’mimed se fait nostalgique !



Un parfum de fête s’hume ces jours-ci dans nos rues, boulevards et cité, se mêlant à l’odeur d’une hrira finissante, vestige d’un mois de Ramadhan caniculaire, qui tirera bientôt une dernière salve d’adieu, laissant des fidèles inconsolables et des mosquées désertées, où même les imams une fois la ‘’khetma’’ terminée, prendront la poudre d’escampette, prétextant une visite familiale de l’Aïd. Assi sur un tapis en oseille, en face du climatiseur allumé à fond, somnolant après la prière, Ammi H’mimed lui parvenait de la cuisine un fil d’odeur de gâteaux en cuisson qui taquinait ses narines et réveilla brusquement son appétit de jeûneurs, c’est le signe infaillible que l’Aïd El Fitr approche désormais. « Dans quelques jours on fêtera l’Aïd el Fitr après un mois de jeûne plein de spiritualité, d’entraide et de solidarité » pensa le vieux grincheux. Nous devons donner un certain cachet de continuité à la considération de ces coutumes et traditions qui ne feront que relever l’importance de nos valeurs spirituelles qui nous stimulerons à garder toujours contact avec la culture de nos ancêtres. Autrefois, nos grandes mères entamèrent la préparation de cette fête une fois la 2e quinzaine du mois du ramadhan vécue. Commençons par les préparatifs culinaires, dont Ammi H’mimed nostalgique, savourait le délicieux makrout, le messemen el kaak et d’autres gâteaux issus de nos traditions. En ces temps du passé, les pâtissiers n’avaient pas de places dans nos coutumes. Les mains de nos grandes mères faisaient de la magie le jour de l’aïd. On s’offrait des assiettes en guise de respect et de solidarité. Le jour de l’Aïd El Fitr, nos coutumes et traditions meubleront notre journée en allant tout d’abord visiter nos morts aux cimetières priant Dieu de leur accorder sa miséricorde d’être parmi eux au paradis. Soufflé par le vent de la modernité, ces valeurs s’effacent hélas progressivement de notre entourage et sont remplacées par le diktat de la nouvelle valeur imposée par la présente poussée de l’avancée scientifique qu’a connu le monde de la communication. Inutile de se déplacer pour Ammi H’mimed, qui est loin de sa famille, il enverra un SMS à ses frères et sœurs pour leur souhaiter bonne fête ! Autre temps, autres mœurs.

Mardi 14 Juillet 2015 - 18:34
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MOSTAGANEM
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