REFLEXION

SAHA FTOUREK : Ammi H’mimed, et les permanences de l’Aïd



À la veille de la fête de l’Aïd El Fitr, après un mois entier de spéculation, de chaleur caniculaire et de dépenses à n’en plus finir, Ammi H’mimed complètement abattu et lessivé se palpa les poches et senti le petit bruit de tintement des dernières petites pièces logées au fond de ses poches, rescapées des courses au marché des jours précédents. Avec l’expérience de ses années passées, Ammi H’mimed a réfléchit quelques instants et pensa qu’aujourd’hui c’est jeudi, leilet elchek (nuit du doute) mais le vieux ne douta point ; car il sait que c’est le dernier jour pour faire le plein des courses avant le  week-end prolongé de l’Aïd, période sensible où la majorité des commerces baissent rideaux la veille des fêtes pour n’ouvrir que trois jours après la fin de l’Aïd. Cette période  qui connaît une activité très particulière en dépenses, oblige les pères de famille et les ménagères à utiliser leurs calculettes  pour revoir la planification de leur budget et raclés les fonds de caisse de leurs tirelires soldant ainsi le reste de leur capital pécuniaire, afin de faire face à ces achats devenus presque intolérables, en raison de leur cherté. Pour avoir une idée sur les prix des différents produits et articles proposés à la vente. Ammi H’mimed s’est décidé de faire une virée au marché d’Ain Sefra dans les magasins de prêt à porter, et de souliers qui ne désemplissent pas de ces téméraires que cette inflation ne fait pas fuir, mais qui acceptent sans broncher de s’acquitter, sans rechigner le montant réclamé  par le vendeur. Quelques exemples de prix relevés les jours passés. Une chemise entre 1000 et 2000 DA  confectionnée elle aussi avec un minimum de matière, une paire de souliers pour enfants de 4 ans dépasse les 4000 DA et plus, d’autres articles plus chers se font très désirés en raison de leur coût très exagéré et dépassant l’imagination, laissant réticents quelques pères de familles les plus invulnérables. Idem, pour les produits de gâteaux qui connaissent une augmentation de prix  sans précédent. Mais il faut bien faire le plein de fruits et légumes pour passer tranquillement la période des fêtes et ne pas tomber en panne.

ASM
Mercredi 15 Juillet 2015 - 17:51
Lu 348 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 01-12-2016.pdf
3.59 Mo - 30/11/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+