REFLEXION

SAHA FTOUREK : Ammi H’mimed et le couvre-feu



Ces jours-ci d’un Ramadhan déjà finissant, et avec la canicule persistante qui sévit, Ammi H’mimed s’est malgré lui habitué au rythme complètement chamboulé  des journées décalées où la vie des gens s’inverse. La journée est dominée par un silence et une quiétude inquiétante contrairement au soir où l’activité humaine s’anime plus que de mesure. L’Algérien devient comme ces chauve-souris, nocturne parce que la météo est plus clémente et l’atmosphère se rafraîchit légèrement. Une occasion donnée pour sortir et prendre l’air après les rituels du ftour et des tarawih. Une scène différente de ce qui se passe la journée, qui a tendance à commencer tout doucement et tranquillement vers 10H-11H et se terminer promptement vers 17H00. Une fâcheuse habitude prise dans la ville de Mostaganem, longtemps  dénoncée par la presse locale et nationale, et expliquée par l’éloignement de la résidence des commerçants du centre-ville et même dans les boutiques de quartiers, où la permanence est rarement respectée. Mostaganem, une ville morte l’après-midi, une réalité bien de chez nous, accentuée par le Ramadhan où la léthargie affecte grandement l’économie nationale, face à la baisse de l’activité du secteur privé, sans parler de celui du public, où de rares administrations observent l’horaire de travail réglementaire. L’agacement des citoyens comme Ammi H’mimed trouve son origine et son explication dans l’illogique d’une telle situation qui ressemble à un vrai « couvre-feu » dans les rues et boulevards de l’agglomération urbaine. C’est ce qui s’est passé encore une fois hier au vieux grincheux, à sa sortie du marché couvert du centre-ville, quand il vit à 16H 50 les rideaux des magasins se baisser l’un après l’autre, dans un grésillement apocalyptique ! Il fut pris de panique et chercha nerveusement les clefs de sa vieille ‘’Mazda’’ stationnée non loin du pont qui traverse la ville, pour quitter au plus vite les lieux comme tout le monde autour de lui. À 17H00, il s’ébranla enfin, dans une rue vidée  

Réflexion
Samedi 11 Juillet 2015 - 18:55
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MOSTAGANEM
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