REFLEXION

S.O.S d’un handicapé en détresse à Mascara

L’Algérie vient de célébrer la journée nationale de l’handicapé le 14 Mars 2O12, et c’est devenue une coutume pour nos responsables d’assister à la distribution des prix symboliques pour les handicapés ayant réalisés des performances ou de bons résultats dans le sport.



S.O.S d’un handicapé en détresse à Mascara
Mais a-t-on regardé ailleurs, a-t-on vu un cas comme Grine Kada qui n’est âgé que  de 27 ans  mais qui n’est pas assez grand qu’un enfant de 6 ans. Après une bonne santé qui l’a mené jusqu’à l’âge de 17 ans lui a permis de fréquenter l’école puis le C.E.M jusqu’en 8e année avant que la vie ne lui fasse  une  surprise et le voilà aujourd’hui grabataire allongé  sur son dos à longueur de journée sur un fauteuil roulant qui lui est offert par les bienfaiteurs du douar, aucun de ces membres n’est apte, il boit l’eau à l’aide d’une tige et on le fait manger. Le père âgé de 6O ans, les larmes aux yeux disait « mon fils était en bonne santé jusqu’à  l’âge de 17 ans mais la misère a voulu qu’il soit handicapé parce que je n’ai pas pu lui offrir le mais pour son GLUTEN », la santé de Kada se dégrade aux files des jours, il se rend trois fois par semaine à l’hôpital. Le transport de chez lui à l’hôpital est assuré par les éléments de la protection civile mais le retour doit se faire par des clandestins et comme le père est vraiment  démuni, ce sont les jeunes du douar qui le prennent en charge à leur propre compte. Cette famille demeure avec ce malade condamné sur les bras, dans une maison menaçante ruine et sans la moindre ressource, le père âgé ne pouvait faire des travaux pénibles, lui qui a exercé pendant quatre ans dans l’entreprise des mines de Ghriss et se trouve aujourd’hui au chômage après avoir échappé durant la décennie noire à une mort certaine pour avoir refuser l’aide aux terroristes de l’époque. Cette famille vit dans une pièce qui fait usage de chambre et de cuisine, Kada questionné sur sa situation sociale  disait « Hamdoul lilah, je suis bien et je compte me rendre dans un hôpital à Alger d’où je peux voir la mer », c’est l’espoir de Kada, on aurait aimer l’entendre dire j’ai besoin d’une maison ou j’aurais une chambre propre à moi, ou avoir une bonne chaise roulante, hélas, puisque le mal le ronge, il a pensé seulement à l’hôpital. Voilà ce que sont certains de nos handicapés.

B.Boufaden
Lundi 19 Mars 2012 - 10:27
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