Finalement, la normalisation de la disponibilité des vaccins pédiatriques n'a pu être que de courte durée, et revoilà la pénurie qui tend à s'installer pour de longs mois. Un spectacle des plus désolants s'offre presque toutes les semaines au sein des unités de la protection infantile et maternelle de la ville et les communes de sa région, caractérisé par de longues chaines d'attente et des bousculades entrainant souvent des querelles entre les femmes. Le quota distribué à chaque P.M.I ne parvient plus à répondre à la demande exprimée des enfants qui se présentent le jour de la vaccination au sein de l'unité. Selon un technicien chargé de l'alimentation des P.M.I en vaccins pédiatriques, le quota hebdomadaire reçu de l'institut "Pasteur" d'Alger reste plus qu'insuffisant pour la satisfaction des besoins en vaccination et l'unique solution pour mettre un terme à la pénurie demeure la disponibilité en quantité de vaccins. La perturbation du calendrier vaccinal et les retards enregistrés pour la prise des différentes vaccinations peut permettre l'apparition de tant de maladies de la prime enfance dont la redoutable rougeole, selon les déclarations d'un pédiatre.

HASSI MAMECHE : Quand la solidarité fait le bonheur à douar Sidi Medjdoub
