REFLEXION

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L’Euro sera nul doute au cœur des interrogations et des incertitudes durant cette année 2011. Il faut dire que la zone a été marquée ses derniers mois par la crise des dettes souveraines de la Grèce et de l’Irlande. Ces questionnements et les inquiétudes ont été renforcés par le peu d’empressement des autres pays et particulièrement l’Allemagne à venir en aide à ceux qui sont en difficulté. Ces errements et l’intransigeance de la Chancelière allemande ont mis à nu les limites de la coopération et de la solidarité entre les pays de la zone Euro. Et, beaucoup ont commencé à craindre ou à miser sur une fin prochaine de la zone Euro. Du coup la question que se posent hommes politiques et experts est de savoir si l’année 2011 serait celle de la fin de l’Euro et consacrera par conséquent l’échec du processus de coopération monétaire ou celle d’un nouveau départ et d’une plus grande solidarité entre les pays de la zone? Les scénarios d’un éclatement de la zone ne manquent pas et le premier qui est étudié de manière attentive par les experts et les hommes politiques est lié à l’approfondissement de la crise dans les pays périphériques comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal ou l’Irlande. Pour certains experts, l’approfondissement de la dépression et des déficits dans ces pays durant l’année 2011 et un relâchement de la solidarité communautaire pourraient encourager ces pays à quitter la zone. Pour les pays périphériques en crise, ce départ de la zone Euro présente des avantages en retrouvant leurs politiques monétaires et les politiques de changes. Ces pays peuvent alors faire le choix de la dévaluation ce qui leur permet d’accroître leur compétitivité et d’augmenter leurs exportations. La dévaluation pourrait ainsi relancer la croissance et aider les pays à rétablir leur compétitivité. Cependant, cette tentation n’est pas assurée et elle comporte un certain nombre de risques qui en feraient un chemin plein d’écueils. Le premier d’entre-eux est le risque de faillite des banques et des entreprises endettés en Euro et qui verraient leurs dettes exploser. Les Etats courent également le même risque et pourraient voir leurs dettes publiques libellés en Euro exploser et devenir insupportable. Par ailleurs, la sortie de la zone Euro pourrait accroître les difficultés des banques qui perdraient par la même occasion l’appui de la Banque Centrale Européenne. Un autre scénario du pire verrait le départ de l’Allemagne qui retrouverait le deutschemark auquel les allemands tiennent tant. Ce scénario est d’autant plus plausible que l’Allemagne n’a pas été très active et n’a montré qu’une faible solidarité lors des crises grecques et irlandaises.

Charef Slamani
Lundi 15 Août 2011 - 10:12
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CHRONIQUE
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