REFLEXION

Renversement à la carte




.Après avoir été solidaire avec le pouvoir de Moubarak déchu qu’en partie, l’autorité palestinienne va devoir faire face à ses propres désagréments politiques. Le fait d’avoir affaire à l’occupant israélien, la direction d’Abou Mazen sera tenue d’engager de réelles réformes politiques susceptibles de rassurer l’alliance israélo-occidentale sur l’avènement d’une vraie démocratie au service de la sécurité de l’Etat hébreu ? Le changement ne concerne pas que les peuples libres des régions, le peuple palestinien tend lui aussi à réclamer une véritable mutation démocratique, avec ou sans les caciques du Fath dont la population est en berne et dont la légitimité ne fait plus l’unanimité même en dehors des milieux islamistes ? Pour tenter de faire récupérer le minimum de ce qu’elle a perdu en aura, l’autorité palestinienne vient d’annoncer la tenue des élections générales d’ici septembre prochain. En plus d’afficher ce désir tardif à accéder le processus de réforme, les législatives et les présidentielles auxquelles tient particulièrement Mahmoud Abbas, effaceraient la trace de milliers de documents mettant en cause les ténors du parti au pouvoir en Cisjordanie, à commencer pas Saâb Erckat, le négociateur en chef qui a fini par déposer sa démission après avoir tenté le diable pour se disculper. Impossible de faire croire que les documents qui révèlent de larges concessions de la partie palestinienne sans contreparties israéliennes ont été volées de son bureau et de surcroît falsifiés, la parole d’Erkat contre celle de Nabil Chaht qui avait bel et bien authentifié lez documents au lendemain de la méga fuite historique. Le négociateur en chef a-t-il jeté son tablier de son propre gré ou l’a-t-on obligé à camper dans la peau du sacrifice, histoire de sauver l’honneur des locataires de la Mouquataâ? Sauf qu’il ne suffit pas de griller un fusible pour recouvrer l’estime d’antan et de restaurer la confiance perdue, si la tentative de garder la main sur les leviers du pouvoir et de bonne guerre, faudrait-il que ces élections générales annoncées dans la foulée des révoltes populaires qui secouent le monde arabe puissent se tenir à la date prévue puisque la direction politique du Hamas palestinien vient de les rejeter sans prendre aucun temps pour la réflexion. Un renversement d’Abou Mazen et de la direction de l’OLP n’est pas pour déplaire au Hamas qui n’attend que rafler toute la mise mais les voilà que les territoires occupés ne ressemblent en rien à l’Egypte où le gouvernement Netanyahou a fini par admettre le départ de Hosni Moubarak et se rendre à l’évidence que les frères musulmans ne représentaient pas cette menace majeure que le régime du Caire a bien voulu faire croire.

N.Bentifour
Mercredi 30 Mars 2011 - 10:32
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CHRONIQUE
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