REFLEXION

Rentrée aux centres de formation professionnelle : Une bouée de sauvetage pour la jeunesse

Rentrée aux centres de formation professionnelle : Une bouée de sauvetage pour la jeunesse
Hier fût un jour heureux pour 3.500 nouveaux stagiaires qui ont regagné les ateliers de la formation professionnelle dans la wilaya de Mostaganem.



Le phénomène de la déperdition scolaire en Algérie qui est plus qu’inquiétant et dont les retombées de la colle, la drogue, l’alcoolisme, la criminalité, le suicide, « la harga », sont autant de résultats que les sessions criminelles de la justice confirment d’ailleurs par la courbe du récidivisme qui est à son apogée ; peut à bien des égards trouver une solution par le biais de la formation professionnelle. Bien qu’il est vrai que les pouvoirs publics ont fait beaucoup de progrès dans la promotion du droit de l’enfant et de la femme ainsi que dans la lutte contre l’analphabétisme en Algérie, il y a une chose d’une grande importance qu’il ne faut surtout pas négliger, c’est le cas des 400.000 élèves, peut-être plus, qui quittent l’école chaque année d’après l’Unicef. Les pouvoirs publics parlent d’un taux de 2,5%. Et le résultat est là, s’offrant à toute la société.. La jeunesse est en réel danger et rien qu’une insertion par le biais de la formation professionnelle puisse venir à juguler le pourrissement d’une jeunesse qui ne jure que par el harga ou la taule. A Mostaganem, avec la réception de deux nouveaux centres réalisés dans les communes de Fornaka et Mazagran, qui s’ajoutent aux dix établissements existants, le secteur de la formation professionnelle de la wilaya de Mostaganem renforce son implantation avec une proximité qui fera sans doute pas mal de nouveaux postulants parmi les recalés de l’école. Une politique qui non seulement va dans le sens d’une meilleure insertion des jeunes notamment, mais qui vient aussi parer à l’oisiveté juvénile de la jeunesse victime de la déperdition précoce. Avec ainsi 3500 nouveaux postes pédagogiques dans diverses spécialités et types de formation, le secteur demeure une bouée de sauvetage avec un véritable haro à la délinquance et l’oisiveté des jeunes sans horizon. Ces nouveaux postes se répartissent sur 1.800 en formation résidentielle, 1.050 en apprentissage et 180 pour les cours du soir, apprend-on auprès de la direction. 300 autres postes ont été en outre réservés aux femmes au foyer, en plus de 200 pour une formation de qualification de six mois sur place. D’après les chiffres officiels, cette année, la rentrée sera marquée par l’ouverture de 3 nouvelles spécialités dans "les pépinières et la culture des espaces verts", "technicien en chimie" et "la peinture auto". Ces nouvelles formations s’ajoutent par ailleurs aux 37 spécialités existantes comme l’agriculture, le bâtiment, l’électrification urbaine, la peinture, l’électronique et la ferronnerie d’art. Le secteur de la formation professionnelle est aussi renforcé par l’ouverture de deux nouveaux centres de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA) dans les communes de Mazagran et Fornaka cette année. D’une capacité d’accueil de 300 stagiaires chacun, ces établissements de très belle conception architecturale disposent de toutes les conditions matérielles inhérentes à la formation et l’apprentissage outre des espaces de détente, d’ateliers, de salles spécialisées, de deux terrains de sport et de structures récréatives. Des séances intensives de formations qualifiantes, d'une durée de six mois, seront et 300 autres postes seront ouverts dans le cadre de la formation dite à la carte, destinée aux travailleurs d'entreprises économiques et de l'administration. Mostaganem dispose de 10 CFPA, deux annexes et un institut spécialisé en formation professionnelle (ISFP).par ailleurs, en prévision des examens de sélection et d’orientation prévus les 12 et 13 octobre, les établissements de formation abritent des journées d'information au profit des jeunes en quête d'orientation. La priorité sera accordée aux spécialités manuelles et artisanales, soutiennent les cadres du secteur, en plus du développement des métiers qui s’adaptent aux spécificités économiques de la région comme l’agriculture, la pêche et le tourisme. Il faut dire que le secteur de la formation s’intéresse aussi à la femme. L’insertion professionnelle étant bien sûr l’élément idoine pour une émancipation positive de la femme algérienne qu’elle soit citadine, rurale ou au foyer, le secteur de la formation et l’apprentissage lui offre désormais de véritables opportunités pour gagner décemment sa croute. La nouvelle politique de formation qu’adopte le secteur pour un rendement optimal, en s’ouvrant de plus en plus sur la population en augmentant ses capacités d’accueil, au plan local tout en s’approchant des coins des plus reculés à travers le territoire grâce à nouveau système de formation externe, contribue non seulement à son insertion à bon escient qui lui donne la capacité de l’autonomie financière faisant défaut notamment chez celles qui sont cloitrées à la maison, mais surtout il la prémunit de tous les dangers de l’oisiveté. Parmi les intéressés par la formation professionnelle, les recalés du bac sont aussi en force, outre les élèves des autres paliers scolaires exclus du système éducatif et la catégorie de personnes sans instruction désireuses d’acquérir un métier, pour rattraper le temps perdu. L’évolution des capacités d'accueil est en hausse, puisqu’en 2009, 3 825 postes pédagogiques ont offerts par apport à l’année précédente.. Même la femme au foyer occupera les bancs des amphis, puisque un quota de 180 postes lui a été réservé. La formation professionnelle prend en charge aussi la catégorie de la population sans instruction à travers une formation qualifiante d’une durée de 3 à 6 mois. La formation est sanctionnée par un certificat de qualification, quelques candidats ont de sérieux handicaps, certains avaient tout simplement mis un terme à leurs études dix ou vingt ans plus tôt, sans bagage scolaire. Dorénavant, ils ont le droit de poursuivre les études, d’apprendre un métier et de dénicher un emploi. Nombreux sont cette année les candidats qui ont choisi surtout une formation pour un métier de passion. L’INSFP propose une alternative après l’échec au bac, le BTS (brevet de technicien supérieur) et qui ouvre la porte à de nombreuses spécialités telles que le commerce international, le marketing, les techniques administratives de gestion, hôtellerie et tourisme.

B. ABderrahmane
Lundi 19 Octobre 2009 - 22:42
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MOSTAGANEM
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