REFLEXION

Rendre la commune à ses citoyens



Certains citoyens la considèrent déjà comme une loi scélérate, voire liberticide, attentive à l’exercice de la volonté populaire au sein de cette institution de base qui est la municipalité. En effet, rarement un tel projet de loi n’aura fait couler beaucoup d’envie, provoque autant de débats, de consultations, de suggestions, suscitant par ailleurs autant de polémiques. C’est que ce texte touche à l’intimité même du citoyen, à sa vie de tous les jours, même aux menus détails de son milieu naturel et de ses relations sociales, comme la distribution de l’eau, le ramassage des ordures, l’environnement, la voirie, l’école, la santé sans compter les actes de l’état civil. Si le premier magistrat de la commune (le maire) qui, au niveau de la base,est le représentant de l’Etat, est dessaisi de ses prérogatives, alors qu’il est le vis-à-vis et l’enter face entre le citoyen et les structures de l’Etat, on retombe facilement dans le bricolage, dans la politique du colmatage, la bureaucratie, voire la tyrannie paperassière, d’une institution sans visage, prête à réprimer, à suffoquer, mais nullement à répondre aux besoins de monsieur tout le monde et de sa famille. Si quelqu’un a le droit de dire « l’Etat c’est moi » c’est bien monsieur le maire, parce-qu’ avec un P/APC élu par des personnes qui le connaissent, on arrivera à mettre un visage à l’Etat, à lui donner un nom, une voise, de la chaleur humaine on en aura fini avec ces plantons et ses cerbères prompts à ….. les petites gens, pour un oui ou pour un non, et qui leur ferment les portes de la commune à leur nez. Seules les lettres « APC » sont rébarbatives. Assemblée populaire communale, Alors qu’elle n’a rien de populaire. Au fil du temps elle est devenue synonyme de répression, de lourdeur, d’une machine grippée, froide, coupée de la réalité des gens et de leurs vicissitudes au quotidien des routes défoncées, prévarication, le favoritisme lors de la distribution des logements, la corruption, des profits mal acquis, des malversations. Aujourd’hui, cette institution de base est dans le véritable besoin d’être implicitement réhabilitée, et les amendements dument appropries, conformes aux missions de l’élu local, et aux prérogatives du maire, à même de se prévaloir en tant que tel, premier magistrat de la ville, dans toute sa pérennité. N’est-il pas temps de rendre à César ce qui appartient à César ? De rendre la commune à ses citoyens.

Afif Abderrahmane
Lundi 4 Avril 2011 - 11:34
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CHRONIQUE
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