REFLEXION

Relizane se rappelle du grand martyr Bahloul Mohamed

La wilaya historique quatre et dont Relizane faisait partie intégrante constituait de par son étendue géographique et le nombre de maquis qu’avait offert la nature aux maquisards l’un des fiefs que le colonialisme français devait consacrer son effort pour mater sa révolte .



Le premier novembre  représente donc une autre occasion pour   se recueillir un instant  et se rappeler de tous les sacrifices déployés par nos valeureux chouhada et moudjahidine  et qui ont justement chamboulé tous les calculs stratégiques et  tactiques de  la France parmi ces grands hommes immortels et dont les relizanais  et les mostaganémois devront toujours garder à l’esprit  nous  retiendrons le chahid bahloul Mohamed qui a  donné du fil à retorde  aux stratèges militaires français venus en renfort décapiter  ce penchant  offensif  qui a gagné les rangs des maquisards  après le congrès de la Soummam. En effet, les étudiants algériens et particulièrement les lycéens  de Relizane se rappellent qu’en 1956 le devoir patriotique  les a   obligé à abandonner les rangs  pédagogiques pour se rallier à la guerre de révolution et parmi ces génies  c’était  notre  chahid  Bahloul  né le  5 février 1939, a mis de côté  les diplômes obtenus  alors  tels que  BEPC (brevet élémentaire du premier cycle) qui était l’équivalent de la première partie du baccalauréat de 1956. Comme signe d’engagement, il a procédé à l’assassinat  d’un sénateur à Relizane  et s’est rallié à ses compatriotes dans la région de Cassaigne (Sidi Ali  actuellement). Bien évidemment, sa bravoure d’abord et ses bagages intellectuels et son penchant à l’accession aux responsabilités lui valurent  une rapide promotion pour redevenir en une année  seulement  le premier secrétaire de la région  avec son poste administratif  à côté des officiers de l’ALN  ne l’empêchait guère  chaque fois que  le devoir l’obligeait à s’associer aux attaques menées contre des cibles ennemies   par ses paires aussi bien à Mostaganem que dans les monts du Dahra. Son chemin  malheureusement avait  pris fin   en 1960 où le  destin  a fait qu’il tomba en martyr  alors qu’il n’avait que 21 ans  en compagnie d’autres moudjahidine de sa katiba, non loin de la région de Beni Zentis ( Sidi M’hamed Benali)  lors d’un accrochage qui devait duré  plusieurs heures. Lors de cette confrontation et dont les français devaient faire usage de toutes les armes prohibées lâchées par les avions. Les efforts déployés par les moudjahidine pour retrouver les leurs se sont soldées  d’un échec  puisque leurs corps  n’ont  jamais été retrouvés depuis, ce qui  dénote  si besoin était combien était  atroce la vengeance des  militaires français.  Pour se venger de leur bravoure  Les militaires français ne sont pas  contents de ce qu’ils ont perpétré mais ils se sont  retournés  contre la propre famille de notre martyr  Bahloul  Mohamed   à Relizane pour   leur  faire subir   toutes sortes d’humiliation,  les contraignant ainsi à fuir  leur habitation pour quelque  temps En dépit du rôle  qu’a joué ce martyr inconnu de corps mais très réputé par ses actions militaires, les autorités de l’après  indépendance n’ont  jamais  eu à  l’esprit l’idée d’honorer ce Chahid  là  et qu’il fallait attendre 2012 pour qu’une école prenne son nom. En tout cas,  le Chahid a eu son honneur  dans  le Saint Coran qui fait de lui un immortel, homme vivant, quoique son corps n‘est pas parmi nous.        

Gana h
Dimanche 1 Novembre 2015 - 17:19
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CULTURE
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